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   <title>L. J. D. D. Ligue des justiciables du d&#233;veloppement durable. LJDD Site d'humour noir.</title>
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   <description>Ligue des justiciables du d&#233;veloppement durable. LJDD est un site d'humour noir de Pascal Dazin, fondateur du MSR, Mouvement Social R&#233;publicain.</description>
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     <title>Culture-Europe - Nouvelle - par pascal le 20/07/2009 @ 16:18</title>
     <link>http://system.logic.free.fr/Ligue/news.php?lng=fr&amp;pg=54</link>
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     <description>Flip Syndrome

L’amphith&#233;&#226;tre &#233;tait presque plein quand Gr&#233;goire Fouillasson-Desnuits, entr&#233; par la petite porte du bas, installa ses quelques notes sur le pupitre.

En costume vert pomme avec noeud papillon cerise, ses cheveux blonds &#233;bouriff&#233;s transformaient sa t&#234;te en plumeau &#233;lectrique et l'ensemble lui donnait un air adolescent. Il savait bien que cet aspect plaisait beaucoup aux &#233;tudiantes, et intriguait tout autant ses coll&#232;gues professeurs que les m&#233;dias, qui le sollicitaient fr&#233;quemment. Il faut dire que si sa pr&#233;sentation passait bien &#224; l’antenne, c&#244;t&#233; radio il &#233;tait de notori&#233;t&#233; publique que sa voix de basse pour &#233;noncer des v&#233;rit&#233;s scientifiques confortait l’audience. 

R&#233;cemment, sur Culture-Europe, il avait brill&#233; sur le th&#232;me de l’&#233;mergence inqui&#233;tante des nouvelles pathologies cognito-anthropo-dysthymiques. Devant la clart&#233; de son expos&#233; et le c&#244;t&#233; s&#233;rieux de ses arguments, le philosophe producteur Alan Fid&#232;le-Grotte, sens&#233; lui apporter la contradiction, avait pass&#233; pour un simple faire-valoir, avant d’&#234;tre totalement &#233;clips&#233;. 

Comment en effet se passer des sciences neuronales, et plus sp&#233;cialement de l’&#233;lectromy&#233;linoscopie endocorticale &#224; induction r&#233;flexe, pour appr&#233;hender les facteurs de risque dans la psychose bi-polaire, et plus encore dans ses variantes quadri, octo et m&#233;tamultipolaires ? Occulter cet outil diagnostique, comme le sugg&#233;rait Fid&#232;le-Grotte, et vouloir &#233;tablir un lien th&#233;orique entre ces nouvelles d&#233;mences et les troubles identitaires n’&#233;taient qu’approximations philosophiques, v&#233;rit&#233; que le Professeur Fouillasson-Desnuits n’eut aucun mal &#224; imposer gr&#226;ce &#224; son argumentation psychologique clinicienne.

Bien que radiophonique, cette &#233;mission avait travers&#233; l’opinion, d’autant plus qu’au beau milieu de la prestation, le Professeur Fouillasson-Desnuits s’&#233;tait emport&#233;, mena&#231;ant Alan Fid&#232;le-Grotte de lui intenter un proc&#232;s pour outrage et harc&#232;lement s’il continuait &#224; &#226;nonner que les transformations soci&#233;tales et les bouleversements identitaires pouvaient &#224; eux seuls expliquer le malaise g&#233;n&#233;ral, dont rien ne prouvait qu’il f&#251;t pathologique au sens m&#233;dical. Fouillasson-Desnuits exhorta alors le philosophe de prouver ce qu’il avan&#231;ait, ne serait-ce qu’en respect du principe de pr&#233;caution scientifique. Fid&#232;le-Grotte protesta, estimant que cette injonction &#233;tait paradoxale, voire m&#234;me perverse. Le psychologue tonitrua que son interlocuteur &#233;tait pass&#233; grossi&#232;rement dans le camp de ses d&#233;tracteurs, et qu’il avan&#231;ait des sottises sans le moindre d&#233;but d’un semblant de petite preuve scientifique et/ou clinicienne.

Fid&#232;le-Grotte avait alors tent&#233; d’apaise le d&#233;bat, mais sans succ&#232;s, bien au contraire. Dans le but de d&#233;tourner le cours mena&#231;ant des id&#233;es de Gr&#233;goire Fouillasson-Desnuits, il orienta d’une voix tremblante la discussion sur un sujet connexe : quelle diff&#233;rence le professeur de psychologie faisait-il entre une preuve scientifique et une preuve clinicienne ?

Loin de se calmer, Fouillasson-Desnuits estima que cette question &#233;tait &amp;quot; exquis&#233;ment subversive&amp;quot;. 
Juste apr&#232;s cette d&#233;claration, tous les transistors de France &#233;mirent une s&#233;rie de mart&#232;lements : celui du poing du Professeur, s’abattant sur le bureau du studio, suivi par la r&#233;sonance des deux micros qui rebondirent plusieurs fois sur la m&#234;me table.

D&#232;s lors, Fouillasson-Desnuits ne laissa plus la parole au c&#233;l&#232;bre producteur de la non moins c&#233;l&#232;bre &#233;mission &amp;quot; Devoir de r&#233;ponse, droit de savoir &amp;quot;, &#233;cout&#233;e religieusement chaque mardi soir par tous les &#233;tudiants de psychologie. 
Il accusa sans nuance le philosophe de l’avoir amen&#233; dans un traquenard, et lui assura qu’il n’&#233;tait pas dupe. Sans chercher &#224; savoir quel lobby obscurantiste voire quelle secte se cachait derri&#232;re ses propos nihilistes et m&#234;me perfidement n&#233;gationnistes, il entendait terminer seul l’&#233;mission, n’ayant jamais &#233;t&#233; homme &#224; fuir devant les simplismes et les outrecuidances des profanes. 

C’est ainsi que durant la derni&#232;re demi-heure, Fid&#232;le-Grotte ne put prononcer un mot. Il chercha au d&#233;but &#224; le faire, mais &#224; chaque tentative, le Professeur Fouillasson-Desnuits couvrait sa voix en &#233;levant le ton autant qu’il le fallait, quitte &#224; crier dans le micro. On entendit vite le claquement sec d’une porte : Fid&#232;le-Grotte avait quitt&#233; son propre studio d’enregistrement. Fouillasson-Desnuits termina alors son expos&#233; avec un brio exceptionnel et un calme remarquable retrouv&#233; aussit&#244;t apr&#232;s la temp&#234;te. 

Il indiqua le faire en pensant tout sp&#233;cialement aux &#233;tudiants du &amp;quot; master &amp;quot; de psychologie auxquels il allait s’adresser prochainement, dans le cadre de ses conf&#233;rences sur l’approche anthropopsychique clinicienne des nouveaux troubles de la personnalit&#233;.

Son expos&#233; radiophonique fut clair, synth&#233;tique, m&#233;thodique. 

Avant, pendant, apr&#232;s, dans un premier temps. De l’&#233;nervement de sa grand-m&#232;re, jadis, au FLIP de son &#233;pouse, &#224; ce jour, en passant par l’angoisse de sa m&#232;re.
Puis les exp&#233;rimentations entreprises dans son laboratoire depuis huit ans d&#233;j&#224;. Les d&#233;couvertes sur le poisson rouge, puis le lapin, puis sur son propre chien, et enfin, depuis un mois, sur l’Homme. 

Et enfin les perspectives th&#233;rapeutiques : sa grand-m&#232;re ne s’&#233;tait calm&#233;e qu’en tombant malade, sa m&#232;re &#233;tait pass&#233;e du stade d’angoisse diffuse &#224; celui d’anxi&#233;t&#233; polyphobique, mais il comptait bien que sa femme puisse &#234;tre totalement gu&#233;rie de son FLIP.
Il termina en donnant rendez-vous &#224; &amp;quot; ses &#233;tudiants &amp;quot; dans quelques jours, pour approfondir avec eux les quelques points de son expos&#233; qu’ils n’auraient pas bien saisis, et notamment l’approche clinicienne du syndrome qu’il a d&#233;couvert tout r&#233;cemment apr&#232;s des ann&#233;es de recherches, le FLIP. 

Ce syndrome touchant de plus en plus de malades, il ne doutait pas que les &#233;tudiants en psychologie des universit&#233;s qui l’invitaient &#224; faire sa s&#233;rie de conf&#233;rences seraient fort int&#233;ress&#233;s, et que les d&#233;bats seraient au moins plus professionnels et s&#233;rieux qu’&#224; Culture-Europe.
On comprendra ais&#233;ment qu’apr&#232;s un tel esclandre, que d’aucuns pens&#232;rent pr&#233; m&#233;dit&#233; &#224; des fins publicitaires, l’amphith&#233;&#226;tre soit rempli, et les &#233;tudiants fort curieux de voir le Ma&#238;tre en personne.

De fait, apr&#232;s l’arriv&#233;e du professeur, il ne fallut pas plus de trois minutes pour que la salle soit comble. Fouillasson-Desnuits ne bougeait pas, droit devant son pupitre, tapotant r&#233;guli&#232;rement le micro pour s’assurer de son fonctionnement. Il regardait dans le vide, au fond de la grande salle.
Devant lui, dans les premiers rangs, des jeunes filles, surtout, avaient leur stylo &#224; la main, et leurs feuilles bien plac&#233;es devant elles. Elles &#233;taient arriv&#233;es bien avant l’heure, afin de voir de pr&#232;s leur idole, pour certaines, et un chercheur tr&#232;s en vogue, pour d’autres. Surtout que Fouillasson avait d&#233;j&#224; fait savoir ses options humanistes en soutenant les &amp;quot; sans papiers &amp;quot;, justement sur Europe Culture, avec un autre philosophe, Bruno Girard Salan, et avait m&#234;me pris position contre les &amp;quot;organismes g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s &amp;quot;, la &amp;quot; malbouffe &amp;quot;, l’homophobie, la misogynie dans les tribunaux, et le harc&#232;lement des &amp;quot; sans domicile fixe &amp;quot; jusque dans leurs tentes.
Le professeur Fouillasson-Desnuits, qui ressemblait &#224; Woody Allen en plus grand avec des cheveux hirsutes, sonna le d&#233;but de la prestation. Il tapa du doigt &#224; trois fois sur le microphone. S&#232;chement, mais vigoureusement. Cet avertissement fut d’autant plus remarqu&#233; qu’il le fit de profil par rapport &#224; son assistance, les yeux ferm&#233;s, dans une posture de recueillement, et qu’il inclina la t&#234;te en arri&#232;re, faisant ainsi pencher vers l’arri&#232;re la masse blonde de sa chevelure hirsute.

L’effet de cette mise en sc&#232;ne fut imm&#233;diat : un silence total s’installa, un silence comme les aimait Fouillasson-Desnuits, quand il avait des r&#233;v&#233;lations &#224; faire, ce qui &#233;tait chez lui tr&#232;s fr&#233;quent.

&amp;quot; Mesdemoiselles, et Messieurs, bonjour. &amp;quot;

La voix, profonde et suave, le timbre s&#233;rieux et m&#234;me grave, provoqu&#232;rent quelques frissons dans les premiers rangs, et s&#233;duisit presque tout l’auditoire. 

Il entendit en retour monter vers lui quelques &amp;quot; bonjour Professeur, bonjour Ma&#238;tre, et bonjour Monsieur&amp;quot;, ce qui entra&#238;na de sa part un sourire large, perceptible jusqu’au fond de l’amphi. La politesse, c’est le d&#233;but du respect, et le respect c’est le fondement de l’autorit&#233;.
Nous allons donc, comme vous le savez, &#233;voquer aujourd’hui un nouveau syndrome. &amp;quot; La maladie qui monte &amp;quot;, comme m’a dit &#224; fort juste titre une de vos coll&#232;gues &#233;tudiantes lors de ma derni&#232;re conf&#233;rence, dans le Sud de la France. 

Ce n’est donc bien &#233;videmment pas parce que j’ai personnellement d&#233;couvert ce syndrome que je vous en parle, mais parce que cette pathologie n’est m&#234;me plus &amp;quot; &#233;mergente &amp;quot;, comme il y a encore quelques ann&#233;es, quand je l’ai d&#233;crite, &#233;paul&#233; par une petite &#233;quipe que je remercie au passage. Une petite &#233;quipe, oui. Une toute petite m&#234;me. Car la vraie recherche est autant aid&#233;e par nos instances politiques qu’un sans papiers ne l’est par sa pr&#233;fecture ! Fouillasson-Desjours souriait, clignant d’un œil, cherchant la complicit&#233; de son auditoire. Les jeunes sont de gauche. Ils vont aimer.

Applaudissements nourris dans la salle, effectivement.

Fouillasson-desnuits leva la main. Aussit&#244;t le silence revint/ le public &#233;tait bon.
Cette maladie est &#224; ce jour, n’ayons pas peur d’employer le terme juste : &amp;quot; omnipr&#233;sente &amp;quot;. Et son incidence, faisant jouxter sa morbidit&#233; avec un ph&#233;nom&#232;ne &#233;pid&#233;mique, serait moindre si l’on m’avait &#233;cout&#233; &#224; l’&#233;poque, au lieu de laisser des corporations, d&#233;pass&#233;es mais tr&#232;s prot&#233;g&#233;es, retarder la prise de conscience scientifique, et partant, les recherches th&#233;rapeutiques.
Qu’est ce donc que cette nouvelle maladie &amp;quot; &#233;pid&#233;mique &amp;quot; sans germe microbien ou parasitaire, que Pasteur &#233;tait loin d’imaginer, mais que mon &#233;quipe et moi-m&#234;me avons mis &#224; jour ?
Fouillasson-Desnuits marqua un silence. Il avait pris la posture du chien d’arr&#234;t, regardant fixement les premiers rangs de ses fid&#232;les, sans m&#234;me respirer, les membres raidis par l’attente. 
Il entendit quelques murmures, sp&#233;cialement dans les premiers rangs. Un bruissement discret lui parvenait, une onomatop&#233;e en &#233;cho se diluait dans l’air ambiant. &amp;quot; le flip ? Le flip ? C’est le flip?&amp;quot;

&amp;quot; Eh bien oui, Mesdemoiselles et Messieurs. Cette n&#233;o-pathologie psychopathologique, je l’ai appel&#233;e voici quelques ann&#233;es, comme je viens de l’entendre ici ou l&#224;, &amp;quot; LE FLIP &amp;quot;.

Nouvel arr&#234;t du son, mais pas de l’image. Le professeur &#233;crivait avec solennit&#233; les quatre lettres de la maladie, en majuscules rouges et &#224; la verticale, sur le tableau &#233;lectronique . 

&amp;quot; F, L, I , P. Voil&#224;. Le FLIP. &amp;quot;

Les lettres apparaissaient donc une &#224; une sur l’&#233;cran g&#233;ant situ&#233; derri&#232;re l’orateur. Les &#233;tudiants prenaient des notes, tentant de placer les lettres sur leur feuille exactement comme elles &#233;taient dispos&#233;es sur l’&#233;cran.

&amp;quot; Alors, pourquoi FLIP ? C’est tr&#232;s simple. 

Il s’agit en r&#233;alit&#233; de la Fr&#233;n&#233;sie Latente Inhibitrice de la Placidit&#233;.

Flip au travail. Flip &#224; l’&#233;cole. Flip de la retraite, du ch&#244;meur, de la femme enceinte. Flip de la grande surface, flip routier et m&#234;me autoroutier, flip &#224; l’h&#244;pital, &#224; la cuisine, en caravane, que sais-je encore ? &amp;quot;

Une voix s’&#233;leva, au premier rang. Une voix timide de jeune fille.

&amp;quot; Flip en famille, Monsieur le Professeur ? &amp;quot;

Fouillasson-Desnuits parut m&#233;dus&#233;. Pour la seconde fois, il marqua un arr&#234;t ostensible.
Puis il reprit sa lente d&#233;ambulation, en regardant tour &#224; tour l’&#233;tudiante et la salle. Un parfum de drame lui parvenait aux narines. L’odeur du FLIP. L’adr&#233;naline.

Il changea instantan&#233;ment d’attitude, assoupplissant le dos, d&#233;tendant les bras.

&amp;quot; Elle est charmante &amp;quot;, susurra t’il, avec un sourire attendri, et de sa voix la plus suave. 
De la salle rassur&#233;e, qui avait not&#233; avec le brusque changement de comportement de l’orateur, montait des petits rires, signes de soulagement. 

L’atmosph&#232;re se d&#233;tendait. Allait-on assister &#224; du grand Fouillasson-Desnuits, comme avec Fid&#232;le-Grotte, il y a quelques jours, sur Europe-Culture?

&amp;quot; Mais non, ma petite demoiselle !&amp;quot;, murmura t’il en rapprochant son micro de sa bouche et en tournant lentement mais majestueusement la t&#234;te de droite &#224; gauche. 

&amp;quot; Vous &#234;tes tout-&#224;-fait charmante, je le r&#233;p&#232;te. Mais votre proposition est scientifiquement inacceptable ! Sci-en-ti-fiquement I-na-ccep-TABLE&amp;quot; . 

Il avait prononc&#233; le mot en creshendo, et tapa du plat de la main sur le pupitre sur la syllabe &amp;quot; table &amp;quot;, ce qu’il savait repr&#233;senter un double message synergique, fort diff&#233;rent que celui de taper du poing sur un bureau de journaliste, qui &#233;tait un signal de col&#232;re et de rupture en langage cognitivo-comportementaliste. 

En tapant du plat de la main sur le phon&#232;me &amp;quot; table &amp;quot;, et pr&#233;cis&#233;ment sur une table symbolique, il d&#233;cuplait l’effet et montrait que son enthousiasme personnel grandissait, qu’il &#233;tait en phase avec l’auditoire, et qu’il attendait une parfaite r&#233;ciprocit&#233;. La v&#233;rit&#233; s’aplatissait entre ces deux tables enfin r&#233;unies. Fouillasson-Desnuits exultait.

Et l&#224;, il sentit qu’il avait marqu&#233; des points, que c’&#233;tait m&#234;me peut-&#234;tre gagn&#233; d’avance. Le public &#233;tait plus tendu, plus silencieux, comme en attente de l’effet suivant. Un bon orateur sent ces choses l&#224;. La gymnastique fonctionnait. L’&#233;lastique &#233;tait tendu.

&amp;quot; Et pourquoi, justement, est-ce pr&#233;cis&#233;ment dans les divers &#233;v&#233;nements de la vie familiale (qui s’est fort adapt&#233;e et a singuli&#232;rement progress&#233; ces derniers temps) que l’on ne rencontre pas, sauf exception, de cas de FLIP ? &amp;quot;

Les &#233;tudiants r&#233;fl&#233;chissaient. Dans les premiers rangs, c’&#233;tait &#224; qui donnerait la bonne r&#233;ponse. Stylo en main, l’&#233;tudiante dont il s’&#233;tait servie leva la main droite et dit &amp;quot; je le sais &amp;quot;.
Mais un peu partout, &#233;parpill&#233;s dans l’amphith&#233;&#226;tre, se dressaient des mains, des stylos, des bustes. Certains doigts s’agitaient fr&#233;n&#233;tiquement, pour mieux se faire remarquer.
Fouillasson-Desnuits contemplait ce spectacle comme un tor&#233;ador regarde le taureau abandonn&#233; de tout, et m&#234;me de ses propres r&#233;actions personnelles, la b&#234;te d&#233;j&#224; vaincue avant mise &#224; mort.
C’est alors qu’il per&#231;ut, venant du fond de salle, une voix d’homme, cette voix d&#233;sagr&#233;able et mal habill&#233;e qu’il reconnut instantan&#233;ment.

&#171; Parce que l’on ne les a pas cherch&#233;s, ou parce que le FLIP en famille est plus clinique que scientifique? &#187;

Cette voix sans miel ni beurre, sans vibrato ni flonflons.... 

Fid&#232;le-Grotte &#233;tait l&#224; !

Personne ne vit tr&#233;muler l’extr&#234;mit&#233; distale des cheveux en plumeau du professeur de psychologie clinicienne, qui ne s’&#233;tait pas d&#233;parti de ce sourire afflig&#233; d’homme de science, qui en sait tellement que pour lui tout est &#233;gal. Planant sur la salle comme un albatros au-dessus d’un navire, il disait avec s&#233;r&#233;nit&#233; la V&#233;rit&#233;. Et quand il se posait…Les pourfendeurs l’attendaient, les traqueurs surgissaient, les jaloux tentaient de le castrer de son savoir…

&#171; Vous &#234;tes donc parmi nous, bien cach&#233; au fond de la salle, cher Monsieur Fid&#232;le-Grotte, car c’est bien vous n’est-ce-pas, dont je viens d’avoir le plaisir teint&#233; d’amusement de reconna&#238;tre, et la voix, et le style ? &#187;

Silence lourd dans la salle. Ce n’&#233;tait plus une mouche qu’on n’entendait. C’&#233;tait un albatros.

&#171; Au reste, quel honneur pour nous que le minist&#232;re de la &#171; culture pour tous &#187;, comme ils disent, ait d&#233;p&#234;ch&#233; pour ma conf&#233;rence un de leurs grands communicateurs, un philosophe surdou&#233; des antennes &#233;lectromagn&#233;tiques ! &#187; 

Fouillasson-Desnuits cherchait manifestement les formules les plus &#233;sot&#233;riques, les plus politiquement correctes pour s'assurer la complicit&#233; de la salle sans heurter les id&#233;ologies tout venant.

Mais Fid&#232;le-Grotte ne lui laissa pas le temps de les mettre au point.
&#171; C’est bien moi, Professeur, et je salue votre sens aiguis&#233; de l’ouie, avant d’en saluer d’autres, du moins si votre prestation le m&#233;rite. Mais je pr&#233;cise que je n’interviens ici ni comme journaliste, ni comme philosophe, ni comme observateur mandat&#233; par le gouvernement. Je suis inscrit depuis sept ans dans cette classe de master, et jusqu’&#224; pr&#233;sent, j’ai &#233;chou&#233;. Il faut dire que j’ai mis neuf ans pour obtenir la licence de psychologie, car on me reprochait de ne pas admettre de facto les fondamentaux des croyances enseign&#233;es&#187;.

Fouillasson-Desnuits apercevait trop de visages tourn&#233;s vers l’intrus. Ce d&#233;ficit de focalisation sur son apparence lui d&#233;plaisait souverainement. Il d&#233;cida instantan&#233;ment de rejouer la grande sc&#232;ne d’Europe-Culture.

&#171; Parfait cher Monsieur, et tout au moins…F&#233;licitations pour votre pers&#233;v&#233;rance. Tout est r&#233;v&#233;lateur, comme vous le savez. Tout parle de tout et n’emp&#234;che pas de pr&#233;tendre le contraire…Vous voudrez bien, en ce cas, profiter de mon enseignement en silence, ou sortir de la salle, si vous avez des exclamations &#224; interjeter impun&#233;ment &#187;.

Le propos &#233;tait rude, la voix s&#232;che, la mimique raide. Tout cela devait plaire aux adorateurs de l’autorit&#233;, assez nombreux g&#233;n&#233;ralement dans son assistance.

Comme il l’esp&#233;rait, cette mise au point avait d&#233;tourn&#233; vers lui  le plus grand nombre des visages distraits par l’outrecuidance de l’intrus. Il pouvait reprendre son allocution.

&#171; Tr&#232;s charmante demoiselle, dont l’esprit d’observation contribuera &#224; faire, je n’en doute pas, une excellente psychologue clinicienne g&#233;n&#233;raliste, le FLIP syndrome &#233;pargne tr&#232;s g&#233;n&#233;ralement le champ des relations familiales, et voici pourquoi.

En occident, le FLIP touche les populations inadapt&#233;es aux transformations soci&#233;tales. Que ces transformations soient en cours, ou qu’elles soient abouties. Or, le champ familial est le seul qui ait &#233;t&#233; convenablement accompagn&#233; par les diff&#233;rents gouvernements, et l&#224;, vous voudrez bien noter que je ne fais aucune distinction entre les id&#233;ologies successives et finalement superficielles qui ont favoris&#233; cet accompagnement.  Bien conseill&#233;, par des gens s&#233;rieux et prudents, le pouvoir politique a favoris&#233; l’&#233;panouissement de vrais r&#233;seaux structurants, alliant la l&#233;galit&#233; &#224; l’humanisme, la comp&#233;tence au d&#233;vouement altruiste.

Et je dois dire que dans cet aspect que d’aucuns affirment comme &#233;tant fondamental dans la construction et l’&#233;quilibre identitaires (ce que j’ai personnellement peine &#224; croire, ou du moins que je nuancerai fortement, apr&#232;s deux d&#233;cennies de recherches cliniciennes), l’&#233;difice est remarquable, et les r&#233;sultats &#224; l’avenant. C’est d’ailleurs ce contre-exemple qui me permit de mieux comprendre pourquoi, dans mon laboratoire d’analyses psycho dynamiques cliniciennes, et m&#234;me dans les chambres d’isolement psychanalytique o&#249; j’ai &#233;galement tent&#233; l’exp&#233;rience,  c’&#233;tait la seule &#171; bo&#238;te de P&#233;tri &#187; qui ne d&#233;veloppait pas de culture flipp&#233;e, si j’ose m’exprimer ainsi &#187; 

Se tournant un instant vers l’&#233;cran o&#249; &#233;clataient les initiales du syndrome, le professeur repla&#231;a discr&#232;tement son noeud papillon rouge cerise, qui s’&#233;tait l&#233;g&#232;rement d&#233;plac&#233; par striction de la glotte quand Fid&#232;le-Grotte &#233;tait sorti du bois. Il venait de remarquer qu’au premier rang, des yeux fixaient trop souvent cette partie de son apparence vestimentaire, toujours travaill&#233;e, pour d&#233;livrer un message subliminaire.

La tenue habilement corrig&#233;e, il poursuivit.

&#171; Quarante &#224; cinquante mille hommes de droit. D&#233;vou&#233;s, comp&#233;tents, attentifs aux libert&#233;s fondamentales. Un r&#233;seau sans failles d'h&#244;tels de police, de gendarmeries, au sein desquels le personnel b&#233;n&#233;ficie d’une formation continue et est m&#234;me s&#233;lectionn&#233; sur des crit&#232;res de comp&#233;tence en mati&#232;re de droits de l’homme, d’&#233;quit&#233; maritale (notez le terme en rouge, je vous prie) et de capacit&#233; &#224; l’&#233;coute neutre avant d&#233;cision en termes d’actes authentiquement r&#233;publicains, garantis par l’Etat. Un chapelet presque in&#233;puisable de cabinets de professionnels de la psychologie, chapelet qui pr&#233;figura historiquement (et l&#224; encore je vous demande de le surligner)  les cellules d’&#233;coute et d’accompagnement ainsi que les cabinets d’expertise psychologique qui commencent ENFIN… &#187; (le Professeur, poings ferm&#233;s, leva la t&#234;te, les yeux ferm&#233;s, en signe de remerciement au Destin) &#171; Oui, ENFIN, &#224; soulager l’&#234;tre humain dans les racines de son &#234;tre : le travail &#187;.

&#171; -Excusez-moi, Professeur, je bois depuis le d&#233;but vos paroles, et les fixe modestement pour l’&#233;ternit&#233; sur mon calepin. Mais l&#224;, j’ai une angoisse, pour rester comme vous dans le champ des cultures psy. Au fond de la salle, les sons qui nous parviennent sont parfois d&#233;form&#233;s. Ai-je entendu &#171; n&#234;tre &#187;, ou &#171; h&#234;tre &#187;? En d’autres termes, avez-vous &#233;galement &#233;tendu vos recherches dans les champs de h&#234;tres, et &#234;tes-vous pass&#233; pour faire vos d&#233;couvertes, du rat des champs &#224; la botanique arboricole? Je vous remercie de bien vouloir me r&#233;pondre, au contraire de ce que vous f&#238;tes sur les ondes.

Stupeur. Fouillasson-Desnuits d&#233;cida instantan&#233;ment de ne pas s’&#233;nerver ostensiblement &#224; ce stade du viol de sa d&#233;monstration. Il pouvait encore exploiter &#224; son profit la d&#233;chirure que l’emmerdeur (car c’en &#233;tait un, et ce n’&#233;tait que cela)  lui infligeait.

Il prit la mimique du grand albatros bless&#233;. Baissant le plumeau vers la droite, micro bas, nœud papillon en bataille, et affaissant la colonne cervicodorsale &#224; la mani&#232;re d’un homme charg&#233; d’un sac trop lourd pour lui, il d&#233;clara sur un ton fataliste :

&#171; Etudiant Fid&#232;le-Grotte, vous avez donc d&#233;cid&#233; de jouer le cancre ? L’interpr&#233;tation de son propre personnage n’&#233;tant pas une prouesse, ce r&#244;le vous sera tr&#232;s ais&#233;. Achetez-vous donc un enregistreur avec les deniers du minist&#232;re de la culture, et un dictionnaire. Na&#238;tre ou ne pas na&#238;tre. Voici ce que vous auriez du m&#233;diter de longue date, avant de venir v&#233;g&#233;ter sur les bancs des universit&#233;s humanistes ! Mais je retiens votre posture. Vous voulez jouer les fous du roi, Fid&#232;le-Grotte? Soit. Le roi accepte, avec mansu&#233;tude, avec compassion. Et m&#234;me avec piti&#233;, pour rester honn&#234;te avec moi-m&#234;me &#187;.

On y &#233;tait. Ca allait &#234;tre du sport. Dans la salle, l’&#233;nervement s’&#233;panouissait. On pourrait sans doute r&#233;&#233;couter la conf&#233;rence sur les radios. Demain matin, Ouest-Matin en ferait son titre principal, et on pourrait peut-&#234;tre se reconna&#238;tre sur la photo en premi&#232;re page. &#171; J’en &#233;tais, je les ai vus, je les ai entendus . Fid&#232;le-Grotte m’a fait un clin d’oeil, et le professeur Fouillasson-Desnuits m’a souri&#187;.

Le professeur de psychologie clinico-psychanalytique postfreudienne attendait la r&#233;plique, la t&#234;te d&#233;jet&#233;e en avant, comme pour entendre son d&#233;tracteur plus vite encore. Mais rien ne vint. Il avait donc marqu&#233; un point de plus.

&#171; Reprenons, Mesdemoiselles et Messieurs. Je vous prie d’excuser cette interruption du cours, qui prouve &#224; tout le moins que le service public manque m&#234;me d’appariteurs.

L’arbre d’un trublion ne pouvant durablement masquer la for&#234;t des bons &#233;tudiants, je poursuivrai la conf&#233;rence malencontreusement interrompue en d&#233;crivant de fa&#231;on plus d&#233;taill&#233;e les outils organisationnels d’&#233;tat, d&#233;ploy&#233;s au profit de la population, du moins dans sa probl&#233;matique familiale. Pr&#232;s de cinquante mille avocats. Presque autant de psychologues, m&#234;me s’ils ne sont pas encore tous cliniciens. Des points-rencontre anim&#233;s par des professionnels chevronn&#233;s, accueillant les parents d&#233;pass&#233;s par leurs conflits, les aidant &#224; retrouver le meilleur climat possible. Des services entiers d’assistants sociaux judiciaires, remettant un nombre impressionnant d’enqu&#234;tes sociales et psychologiques aux magistrats charg&#233;s d’aider les familles. Tout cet appareil humaniste, altruiste, neutre et bienveillant, consacr&#233; au service des femmes et des hommes en difficult&#233; pour faire vivre nos id&#233;aux, voil&#224; qui a consid&#233;rablement r&#233;duit &#224; la source le risque de flip en famille.

Mais pour les aspects plus s&#233;rieux de l’existence, nous sommes loin de cette richesse de moyens, de ce talent pr&#233;ventif, de cette chaleur humaine, tout simplement, qui est donc comme permise aux parents, mais refus&#233;e aux consommateurs, aux travailleurs, aux usagers la route et aux malades, pour ne citer que ceux-l&#224;.

Et c’est pr&#233;cis&#233;ment cette mis&#232;re globale de moyens qui permet au FLIP de s’insinuer dans la soci&#233;t&#233;, de progresser, de tourmenter, de cr&#233;er du d&#233;sordre, de la pauvret&#233;, des d&#233;s&#233;quilibres cognitivo-mn&#233;siques, bref, des perturbations thymiques, les pr&#233;misses de paup&#233;risation spirituelle et mat&#233;rielle. &#187;

Le professeur voyait les &#233;tudiants prendre des notes, et n’entendait aucun persiflage venant du fond de la salle. Il poursuivit donc.

Mais qu’est-ce que le FLIP, en r&#233;alit&#233;, Mesdames et Messieurs ? Certes, le n&#233;ologisme que j’ai cr&#233;&#233; est &#224; pr&#233;sent pass&#233; dans les mœurs, et d’une certaine fa&#231;on, je m’en r&#233;jouis. Sans aucune vanit&#233;, bien &#233;videmment. Ma fiert&#233; est de servir, et mon honneur de continuer &#224; le faire &#187;

Ayant propuls&#233; comme naturellement cette tirade, tr&#232;s habituelle chez lui, il constata qu’elle produisait toujours son effet. Plusieurs stylos de jeunes filles tomb&#232;rent, dans les premiers rangs, et l’une d’entre elle, tr&#232;s bien maquill&#233;e, d’ailleurs, quitta sa veste juste apr&#232;s, laissant d&#233;couvrir un petit chemisier rose fort seyant. 

&#171; N’entend-on pas &#224; pr&#233;sent sur la plupart des stations de radio, ou dans la rue, ou au travail, des expressions telles que &#171; je n’en peux plus de flipper comme cela &#187;, &#171; Mon patron me flippe &#187;, ou &#171; mon banquier est vraiment flippant, c’est presque du harc&#232;lement &#187;, &#171; mon professeur m’a encore fait un sermon compl&#232;tement flippant &#187;, &#171; je flippe tous les jours avant de prendre le bus, et d’ailleurs les transports en commun, c’est presque aussi flippant que la voiture perso &#187;, je ne sais si je vais prendre des vacances d’hiver, et &#231;a me fait flipper &#187;, &#171; ce serait flippant si mon chemisier rose jurait avec mes chaussures beige &#187; etc.

L’espace d’un instant, Fouillasson-Desnuits s’&#233;tait interompu et observait discr&#232;tement la belle &#233;tudiante maquill&#233;e. Elle s’&#233;tait reconnue. Le code secret avait fonctionn&#233;, et elle se savait remarqu&#233;e du grand professeur. Elle le regardait fixement, sans m&#234;me rougir. Quelle effront&#233;e ! Cela lui plut beaucoup, au point de lui faire oublier un instant la pr&#233;sence de Fid&#232;le-Grotte .

Du fond de la salle vint de sa voix mal timbr&#233;e le rappel au principe des r&#233;alit&#233;s.

-&#171; Professeur, pourrait-on &#233;galement proposer, en tant qu’exemple significatif et m&#234;me signifiant, la citation suivante : je vais encore flipper en &#233;tant re&#231;u &#224; Europe-Culture &#187; ?

L’orateur se t&#233;tanisa. Qu’allait-il faire ? Surtout, rester ma&#238;tre de la situation, et pas seulement pour la suite de sa relation avec cette jeunette exhibitionniste. Il y allait de son image, et Fid&#232;le-Grotte venait d’endosser le statut  d’ennemi public num&#233;ro un du Professeur de psychognose Gr&#233;goire Foullasson-Desnuits.

&#171; Mon jeune ami, ou plut&#244;t mon vieil ami, si j’ai bien compt&#233; vos ann&#233;es de cursus infructueux &#187; (rires, mais seulement aux premiers rangs) , vous perturbez le cours en &#233;voquant un traquenard dans lequel vous m’avez personnellement entra&#238;n&#233;, et que j’ai facilement d&#233;jou&#233;. Souvenez-vous de votre fuite, et ne m’obligez pas &#224; vous blesser inutilement en poursuivant cette vaine discussion .

-Excusez-moi, Professeur, je voulais faire avancer la science, moi aussi.

-De nous deux, Fid&#232;le-Grotte, je ne serai pas le premier &#224; flipper devant l’autre. Mais poursuivons &#187;, d&#233;clara t’il en regardant &#224; son tour dans les yeux la fille en rose.

&#171; Donc, qu’est ce que le syndrome de la fr&#233;n&#233;sie latente inhibant la placidit&#233; ? Car je vous rappelle que c’est pr&#233;cis&#233;ment cette pathologie qui est au cœur de nos &#233;bats (il regardait sa proie au premier rang, qui gloussa)… Veuillez m’excuser, de nos d&#233;bats, bien &#233;videmment.

Fouillasson s’admirait lui-m&#234;me quand il passait avec maestro tous ses messages. Une preuve de plus de son g&#233;nie, de son ascendant sur l’autre, de son esprit brillant et de la m&#233;canique bien huil&#233;e des neurones de sa substance grise, presque anormalement riche en connexions.

Et il savait qu’il n’&#233;tait jamais aussi bon que quand il s’admirait. Aussi ne se r&#233;fr&#233;nait-il jamais quand l’occasion de le faire lui &#233;tait donn&#233;e.

Le FLIP syndrome est caract&#233;ris&#233; par trois sympt&#244;mes.  Pas plus de trois, mais pas moins non plus.  Trois et uniquement trois. Et l&#224; je vous demanderai d’&#234;tre tr&#232;s attentifs ; Chaque mot compte. Aucun mot ne doit &#234;tre ni ajout&#233; ni retranch&#233;, et encore moins d&#233;form&#233; &#187;

Il les &#233;crivit sur le pupitre &#233;lectronique en pronon&#231;ant les syllabes au fur et &#224; mesure. Dans la salle, on entendait le raclement des stylos sur les feuilles.

&#171; Premi&#232;rement, une tr&#233;mulation d’intensit&#233; variable, touchant tout ou partie du corps, du moins dans ses zones innerv&#233;es. Cette tr&#233;mulation sera accompagn&#233;e de signes cliniques, notamment de la lign&#233;e cardiovasculaire et neurologique, ainsi que des signes habituels r&#233;flexes lies au fonctionnement des nerfs sympathiques et parasympathiques&#187; 

Il parlait d’une voix solennelle, d’une voix d’impr&#233;cateur. Il se voyait en toge, s&#233;nateur romain incontestable discourant devant la foule courb&#233;e.

&#171; Deuxi&#232;mement, un &#233;tat de d&#233;sordre thymique d&#233;sorientant la psych&#233; du patient, jusqu’&#224; le placer dans un &#233;tat de confusion o&#249; les concepts archa&#239;ques de nervosisme, d’inqui&#233;tude, d’anxi&#233;t&#233;, d’angoisse et de d&#233;pression r&#233;actionnelle n’ont plus d’int&#233;r&#234;t ni diagnostique, ni pronostique, ni th&#233;rapeutique &#187;

Il voyait bien que certains &#233;tudiants ne suivaient plus, le concept &#233;tant trop puissant. Mais quelle importance. La jeune fille en rose semblait totalement conquise.

&#171; Et enfin troisi&#232;mement, un comportement r&#233;actionnel inadapt&#233;, non seulement &#224; la situation objective, mais encore &#224; ce que j’appelle, et je m’en expliquerai, car ce point est peut-&#234;tre le plus important dans la d&#233;finition du FLIP, la &#171; tra&#231;abilit&#233; comportementale &#187; du patient.

Il attendit un peu, pour que son assistance ait pris note de son discours.

&#171; Mais qu’est-ce donc que la &#171; tra&#231;abilit&#233; comportementale &#187; ? Est-ce la nouvelle lubie du Professeur Fouillasson-Desnuits, qui se pr&#233;tend sp&#233;cialiste de la cryptoanalyse comportementocognitive clinicienne ? J’entends d&#233;j&#224; les beaux esprits glousser sur le concept… &#187; (il regardait en haut, &#224; gauche, mais aucune r&#233;plique ne lui parvint) 

-Eh bien je m’en explique. En analyse clinique de terrain, nous savons bien que l’identit&#233; se construit par strates elles-m&#234;mes &#233;volutives. Les plaques tectoniques de notre identit&#233; (le m&#233;ta-&#231;&#224;) fa&#231;onnent notre apparence (le m&#233;ta-moi) et nous propulsent presque in&#233;luctablement vers un avenir moins libre que nous le voudrions (le m&#233;ta-surmoi) &#187;

&#171; Excusez-moi, Professeur, vous avez bien dit &#171; mets toi sur moi &#187;, ou alors mets &#231;a sur toi ? &#187;

Des rires fus&#232;rent. La grossi&#232;ret&#233; de Fid&#232;le-Grotte, passe encore. Mais que cela amuse, et &#224; son d&#233;triment, c’&#233;tait un blasph&#232;me.

&#171; Monsieur Fid&#232;le-Grotte, il suffit de vos impertinences. A pr&#233;sent, ma tol&#233;rance ne peut que faire place &#224; ma fermet&#233; courtoise. Loin de tomber aussi bas que vous, je vous prierai poliment de quitter cette salle de travail, et d’aller faire vos calembredaines o&#249; vous voudrez, mais plus ici.

Des &#233;tudiants attard&#233;s comme vous, j’en soigne plusieurs actuellement. Et des philosophes de votre esp&#232;ce font honte aux grands noms du pass&#233;, comme Pascal, Ronsard Javelot-Duperry et Hubert Narran-Rilaivy lui-m&#234;me. Quant &#224; l’homme de m&#233;dias que vous affichez &#234;tre, je me demande si celui qui vous a introduit dans cette sph&#232;re d’influence n’avait pas lui-m&#234;me un s&#233;rieux probl&#232;me psychologique, au point de souffrir de &#171; flip &#224; la radio. Si votre tra&#231;abilit&#233; comportementale existe, ce qui n’est pas certain, il va falloir gratter les couches et les sous-couches des divers aspects de votre affichage!&#187;

Hilarit&#233;, du haut en bas de l’amphi. Quel orateur, ce Fouillasson-Desnuits. Il faut dire que Fid&#232;le-Grotte s’est donn&#233; le b&#226;ton pour se faire battre !

&#171; Mais avant que vous ne quittiez la salle, je veux vous remercier, finalement. Vous jouez mieux le r&#244;le de fou du roi que celui de professionnel de quoi que ce soit, et surtout d’apprenti-psychologue.

J’en &#233;tais donc &#224; tenter de faire appr&#233;hender le concept de &#171; tra&#231;abilit&#233; comportementale, que j’ai r&#233;cemment mis en lumi&#232;re en clinique analytopsychoth&#233;rapeutique. 

La perte de cette tra&#231;abilit&#233; est pathognomonique. Sans cette perte, pas de FLIP, En cas de perte, mais en association avec les autres symptomes sus-d&#233;crits, le FLIP est diagnostiqu&#233;, et le traitement (une cure longue, m&#233;thodologique, r&#233;guli&#232;re et actuellement trop on&#233;reuse) peut commencer. Sans cure, pas de gu&#233;rison, et m&#234;me, aggravation lente et inexorable de la pathologie. &#187;

Un lourd silence suivit ces graves propos, ass&#233;n&#233;s d’une voix presque gutturale, pour en souligner l’importance.

&#171; La tra&#231;abilit&#233; comportementale consiste tout simplement pour les sp&#233;cialistes que nous sommes, &#224; pouvoir pr&#233;voir le comportement ult&#233;rieur d’un individu en connaissant ses agissements ant&#233;rieurs. La rupture comportementale, qui peut aller jusqu’&#224; la fracture, voire le fracas en absence de cure, signe &#224; elle seule l’existence du troisi&#232;me sympt&#244;me du FLIP syndrome &#187;.

Le professeur laissa passer un moment, pour imposer sa conclusion, qui venait comme une d&#233;livrance, comme le point final.

&#171; Et quand vous aurez bien compris cela, Mesdames et Messieurs, vous pourrez dire que vous savez ce qu'est le FLIP, et que vous allez commencer, je dis bien commencer, &#224; apprendre &#224; le soigner, ce qui bien autre chose.&amp;quot;

Non seulement Fid&#232;le-Grotte n’&#233;tait pas sorti, mais il n’avait pas non plus dit son dernier mot.

-Professeur, si je vous ai bien compris, ne serait-ce que partiellement, tant votre pens&#233;e est riche et votre r&#233;flexion bas&#233;e sur l’exp&#233;rience est profonde, on souffre de flip partout o&#249; les bouleversements soci&#233;taux ne se sont pas accompagn&#233;s voire m&#234;me n’ont pas &#233;t&#233; provoqu&#233;s par les organes de soulagement et de r&#233;gulation dont vous vous r&#233;jouissez. Votre honorable logique vous pousse donc, comme je vous l’ai entendu professer hier sur &#171; M&#233;dia-Parc &#187;, &#224; recommander scientifiquement le d&#233;veloppement de tels outils de pr&#233;vention secondaire et tertiaire sur la route, dans les &#233;coles, et au travail, comme cela commence &#224; se pratiquer. Je suppose qu’il faudra aussi favoriser cette explosion florale dans les nouveaux ghettos, chez les SDF, les ch&#244;meurs, les bandes de jeunes, les couturi&#232;res &#224; domicile et les adeptes du jogging ? Il faut pr&#233;venir le FLIP de ces populations plut&#244;t que de le soigner, et le diagnostiquer le plus rapidement possible une fois install&#233;, puisque de la dur&#233;e de la maladie d&#233;pend, comme vous l’avez enseign&#233;, son degr&#233; de gravit&#233; ? Vous entendez donc faire la salubre promotion au b&#233;n&#233;fice des cat&#233;gories sociales dont la liste serait trop longue pour que je me risque &#224; la commencer, des m&#234;mes outils d’entraide r&#233;publicaine que ceux dont b&#233;n&#233;ficient les familles en difficult&#233;, immunis&#233;es contre le FLIP ? &#187;

-Je d&#233;sesp&#233;rais &#224; tort de vous, cher Fid&#232;le-Grotte, et je constate que dans une ambiance saine, vos propos finissent par &#234;tre moins d&#233;plac&#233;s &#187; 

La jeune &#233;tudiante &#233;tait aux anges: son h&#233;ros avait terrass&#233; le dragon, rien qu’avec le pouvoir des mots. Elle sourit  au Professeur Fouillasson-Desnuits, qui lui rendit volontairement et longuement son sourire. La complicit&#233; &#233;tait &#233;tablie. Restait &#224; &#233;tablir un contact, disons plus fructueux.

&#171; -Merci Professeur. Votre souci d’am&#233;liorer la sant&#233; mentale et d’y contribuer plus et mieux que personne n’est pas mis en doute, du moins dans cette assistance comme dans la majorit&#233; des instances, ce qui est bien s&#251;r gage de votre cr&#233;dibilit&#233;.

-Bien &#233;videmment &#187;, r&#233;torqua le professeur, qui recommen&#231;ait &#224; s’agacer.

-Bien entendu &#187;, reprit Fid&#232;le-Grotte.

-Mais imaginons que les m&#233;dias, que les instances gouvernementales diverses, et que certains professionnels (ceux dont vous louez avec brio les qualit&#233;s humanistes, et qui sont de plus en plus nombreux) n’aient pas les cl&#233;s pour analyser d’autres pathologies ou motifs de souffrances psychiques venant accabler la vie familiale des gens. 

Apr&#232;s tout, sans votre g&#233;nie personnel, et votre acharnement m&#233;ritoire &#224; d&#233;busquer le syndrome contre vents et mar&#233;es, qui se serait dout&#233; que la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re est flipp&#233;e ? 

Imaginons m&#234;me un sc&#233;nario plus triste. Imaginons que quelques-uns n’aient pas votre altruisme et cette forme de na&#239;vet&#233; scientifique propre aux grands esprits, dont vous &#234;tes manifestement plus que tout autre dot&#233;, et que ces quelques-uns profitent de vos travaux pour faire du charlatanisme judiciaire, psychologique ou social ? &#187;

La salle explosa. Un tumulte s’emparait des rangs comme une grande mar&#233;e s’empare d’un r&#233;cif lors de la temp&#234;te. Le grand albatros dressait sa chevelure au ciel, agitant ses bras comme pour orchestrer la tourmente et se croire encore le chef d’orchestre des instruments qu’il croyait avoir accord&#233;s. Une sorte de trouble comportemental peu tra&#231;able s’emparait de lui.

Il se prit &#224; crier dans le micro, ne s’&#233;coutant plus lui-m&#234;me, fait rarissime dans sa pratique.

&#171; -Votre imaginaire vous d&#233;passe, mon pauvre Fid&#232;le-Grotte. Vous d&#233;bloquez ! 

-Pourtant Professeur, on ne trouve que ce que l’on cherche, et on n’&#233;nonce que ce que l’on vous permet d’&#233;noncer. Cela s’appelle de la communication, et nous en savons quelque chose dans les m&#233;dias ! &#187; 

L’albatros fulminait, le noeud papillon en vadrouille, presque sur l’&#233;paule, et le micro tenu par le fil.

&#171; Je poursuis donc. Si chacun flippe, sauf en famille, c’est peut-&#234;tre parce que les troubles familiaux ne sont pas &#233;voqu&#233;s par les m&#233;dias, pas recherch&#233;s par les grands scientifiques humanistes comme vous, pas avou&#233;s par les l&#233;gions de professionnels lib&#233;raux ayant &#233;radiqu&#233; le FLIP. 

Peut-&#234;tre qu’une partie des sympt&#244;mes du FLIP, qu’une proportion d’&#233;v&#233;nements conduisant &#224; la phase d’&#233;tat de la flippite, seraient &#224; rechercher dans les troubles dont souffrent , sans qu’on les remarque ou veuille les remarquer, les gens en tant que parents ou partenaires conjugaux ? &#187;

-Malheureux ! Que faites-vous de &#171; l’&#233;quit&#233; maritale &#187; et des principes humanistes fondamentaux, dont j’ai parl&#233; en d&#233;but d ‘expos&#233;, justement pour &#233;liminer les bavures intellectuelles dont  vos discours t&#233;moignent ? 

-Professeur, je vous rends &#224; nouveau hommage, et me r&#233;jouis que cette &#233;quit&#233; maritale existe, &#233;quit&#233; dont j’ignorerais encore l’existence sans que vous l’ayez elle aussi d&#233;couverte. Et pourtant  j’insiste: quelle soci&#233;t&#233; s’autocritique plus qu’elle ne critique les autres ? Certainement pas la n&#244;tre. Droits de l’homme par ci, &#233;galit&#233; par l&#224;, libert&#233;s &#224; b&#226;bord, et justice &#224; tribord. Pas de FLIP sur ces eaux balis&#233;es. Un sens unique. L&#224; o&#249; le d&#233;sordre ou plus exactement l’absence de contr&#244;le normalis&#233;  r&#232;gnent encore, dans ces strates archa&#239;ques de nos destin&#233;es non trac&#233;es, de curieuses maladies surgissent, dont le rem&#232;de va consister &#224; les prendre en charge convenablement, scientifiquement, rationnellement.

N’a t’on pas d&#233;j&#224; vu cela, dans l’histoire de l’occident ? Les acteurs du national socialisme n’affichaient pas du tout leur haine des populations &#224; an&#233;antir. C’&#233;taient des organisateurs. Des gens de droit et des psychiatres, qui th&#233;orisaient apparemment froidement, sans passion, dans l’int&#233;r&#234;t de l’&#233;tat et des braves gens &#224; &#233;pargner de la fripouille.

Bien entendu, le nazisme est totalement d&#233;pass&#233;. Comparer notre fonctionnement contemporain &#224; ce syst&#232;me pervers serait pire qu’un injure, puisque ce serait une imb&#233;cillit&#233;. Mais pourtant, &#171; rien ne change, tout se transforme &#187;, n’est-il pas vrai ? La perversit&#233; comme la bont&#233;, individuelle ou collective, s’adaptent et s’&#233;panouissent tout &#224; tour suivant que les syst&#232;mes de r&#233;gulation mis en place favorisent leur expression contradictoire. 

Les gentils organisateurs de notre r&#233;gulation sont-ils cr&#233;dibles seulement parce que leurs discours ont p&#233;n&#233;tr&#233; l’ensemble des corps constitu&#233;s, transcendant comme toujours l’ensemble des clivages politiques apparents ? Je ne le crois pas.

Tout le monde est flipp&#233;? Soit. Mais alors, c’est le grand GLOUP des familles, et c’est moi qui vous le dit &#187;.

Un grand silence s’&#233;tait, &#224; nouveau, empar&#233; de la salle. 

Durant son discours, Fid&#232;le-Grotte avait descendu une &#224; une les marches de l’amphith&#233;&#226;tre, les &#233;tudiants s’&#233;cartant respectueusement pour le laisser passer. Comme des vagues amicales, ils portaient presque son transport vers l’estrade. 

Le &#171; bouffon du roi &#187; termina donc sa d&#233;monstration sur l’estrade, debout face au professeur, assis, presque prostr&#233;, sur un petit tabouret de fortune qu’il avait trouv&#233; dans un recoin. Plus gu&#232;re d’albatros de la psychologie. Un martinet &#224; terre, tout au plus, incapable de se relever, certes comme son grand cousin, mais avec moins de panache.

Et pire que tout, cette jeune &#233;tudiante qui regardait &#224; pr&#233;sent avec une passion in&#233;dite le philosophe dissident…Seul g&#233;nie te signe, aurait dit Lacan, ce gros con…

&#171; -Qu’est ce que le GLOUP, Monsieur Alan Fid&#232;le-Grotte ? &#187; demanda cette belle inconnue.

-Le GLOUP, mademoiselle, n’est rien moins que la &#171; Grande Lessive par Ordonnances Unifiant les Personnalit&#233;s &#187;.

Des cris jaillirent : un chercheur &#233;tait n&#233;. Un mouvement de passe indescriptible s’empara de l’auditoire, qui avait d&#233;sign&#233; le vainqueur 

On dut &#233;vacuer le Professeur Gr&#233;goire Fouillasson-Desnuits, qui s’&#233;tait fractur&#233; la clavicule en chutant de l’estrade, tant sa tr&#233;mulation &#233;tait importante et son d&#233;sordre psychique violent.

Fid&#232;le-Grotte et la jeune fille au chemisier rose sortirent discr&#232;tement par la petite porte qu’avait emprunt&#233; l’orateur.

Depuis ce moment historique, on n’entend plus parler d’avocats, de psys et de juges, plus d’huissiers, plus de points rencontre, plus de forcen&#233;s qui se d&#233;fenestrent en sortant d’un tribunal, moins d’enfants malheureux, et plus de services sociaux. La lutte contre le STRESS pouvait enfin commencer.



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   <item>
     <title>Rectification - par Pascal le 11/05/2009 @ 17:48</title>
     <link>http://system.logic.free.fr/Ligue/news.php?lng=fr&amp;pg=53</link>
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     <description>Qui a vraiment lu George Sand, &#224; part ses contemporains ? Qui peut faire
aujourd’hui une citation de cette femme de lettres, pourtant ind&#233;niablement
dou&#233;e pour &#233;crire ?
Certes, quelques pages ou m&#234;me quelques romans de cette auteur ont &#233;t&#233; lus
&#224; l’&#233;cole ou durant l’adolescence.
Evidemment, il est interdit de critiquer Geroge Sand. On ne critique pas une
femme f&#233;ministe, auteur &#224; succ&#232;s, coqueluche d’hommes c&#233;l&#232;bres, premi&#232;re
femme &#224; avoir gagn&#233; son divorce au nom de toutes les femmes opprim&#233;es en
ayant &#171; la garde &#187; des enfants, dans le contexte o&#249; &#233;mergea une loi sur le
divorce, pour laquelle cette militante des droits de la femme se mobilisa avec
grande &#233;nergie. On ne plaisante pas avec les droits des femmes. C’est comme
si, il y a cinquante ans, on se moquait des cur&#233;s. C’est comme si
aujourd’hui on critiquait les lobbies judiciaires et psychiatriques : la d&#233;cence
interdit ce type de blasph&#232;mes.
Certains faits parlent pourtant d’elle, peut-&#234;tre mieux que sa litt&#233;rature.
Son plus c&#233;l&#232;bre livre &#171; la mare au diable &#187; se lit avec grande facilit&#233;.
Les personnages ont tous une &#233;tonnante limpidit&#233; (soit ils sont dot&#233;s d’une
admirable na&#239;vet&#233; doubl&#233;e d’un courage honorable, soit ils sont fourbes,
mais ne le cachent nullement ). Mais il est surprenant de d&#233;couvrir au-del&#224;
des claires images &#233;crites par l’auteur, une vie personnelle bien plus
complexe, troubl&#233;e et occulte que son roman na&#239;f.
Dans le roman, le vaillant laboureur est un homme parfait. Que ce soit le
veuf, le p&#232;re, le beau-fils dont il est question, qui pourrait faire le plus
petit reproche &#224; cet homme simple, int&#232;gre, m&#233;ritant, v&#233;ritable saint la&#239;c
?
De m&#234;me son &#233;pouse d&#233;c&#233;d&#233;e de maladie &#233;tait une femme &#224; sa hauteur
morale. Les parents de la d&#233;funte sont bons, attentionn&#233;s, avis&#233;s. Les
enfants du laboureur sont bien &#233;lev&#233;s, et aiment tendrement leur famille.
Pour mieux s’occuper de ceux-ci, et aussi pour l’&#233;quilibre personnel du
laboureur, ses beaux-parents lui conseillent de se remarier. Une preuve de plus
de leur abn&#233;gation : ils aiment leur gendre comme s’il &#233;tait leur fils…
Mais la nouvelle femme pressentie est une coquette, qui se moque des hommes,
et qui trouve son plaisir &#224; se faire courtiser, avec l’appui complaisant de
son propre p&#232;re…Personne ne triche, cependant : ce jeu assez pervers est
assum&#233; dans la transparence…
De son c&#244;t&#233; le gentil laboureur s’&#233;prend avec candeur et sinc&#233;rit&#233;
d’une toute jeune fille, dont le courage et la puret&#233; de sentiments n’&#233;gale
que la sienne propre. Effectuant un voyage en sa compagnie, il d&#233;couvre avec &#233;merveillement
(pr&#232;s de &#171; la Mare au Diable &#187;) la nature attendrissante et attrayante de la
toute jeune fille, d&#233;j&#224; femme par sa sagesse et ses pr&#233;occupations
altruistes.
H&#233;las, la jeune fille doit aider sa pauvre m&#232;re et offrir ses services &#224;
quelque m&#233;chant propri&#233;taire terrien, qui entend abuser d’elle comme il
abuse de toutes les autres jeunes proies &#224; sa port&#233;e.
La jeune fille au cœur pur s’enfuit, et le couple de cœurs purs va
pouvoir na&#238;tre.
Tout cela est &#233;crit de fa&#231;on r&#233;ellement charmante. On est frapp&#233; par la
facilit&#233; d’&#233;criture, par la profusion des anecdotes sur la vie dure et
simple des paysans, par la touchante fa&#231;on de d&#233;crire, avec une plume m&#233;ticuleusement
na&#239;ve ou enfantine, la vie de pauvres gens, dont l’humble condition et
l’absence d’instruction&amp;amp;nbsp; ne doivent pas faire oublier la noblesse des
sentiments (ce qui diff&#232;re du regard plus social de Zola ou Hugo sur la soci&#233;t&#233;).
Cependant, confronter la simplicit&#233; de ce roman, o&#249; les gens sont bons ou m&#233;chants
sans malice, avec la vie r&#233;elle de George Sand revient &#224; jeter un &#233;norme pav&#233;
dans la mare au diable.
D&#232;s le d&#233;but de ce roman, elle griffe jusqu’au sang la profession de
juriste, qui parasite les petites gens en leur soutirant le peu d’argent
qu’ils ont.
Mais pourtant, elle sera la ma&#238;tresse de son avocat, dans son divorce
qu’elle va comme on le sait &#171; gagner &#187;.
Les personnages magnifiques de son roman se portent mutuellement secours et
assistance chaque fois qu’ils sont dans la peine, et quelle qu’elle soit.
Or Sand quittera Musset quand il tombe malade, et deviendra la ma&#238;tresse du
m&#233;decin de son amant. Puis leur relation deviendra extr&#234;mement compliqu&#233;e,
jusqu’&#224; leur rupture.
Elle quittera &#233;galement Chopin qui , certes, &#171; toussait divinement &#187;, mais
trop &#224; son go&#251;t. Elle croisera le plus c&#233;l&#232;bre de ses amants juste avant son
d&#233;c&#232;s, et l’on rapporte qu’&#224; la question &#171; comment allez-vous ? &#187;, il r&#233;pondit
par un seul mot : &#171; mieux &#187;.
Dans le roman, c’est avec une tr&#232;s grande na&#239;vet&#233; que la jeune fille
s’occupe du petit dernier du fin laboureur, un v&#233;ritable mignonnet qui d&#233;clare
&#224; qui veut l’entendre qu’il a choisi cette jeune fille pour &#234;tre sa &#171;
petite m&#232;re &#187;.
Mais dans sa vraie vie, George Sand s’est battue pour poss&#233;der ses enfants
et l’argent des pensions, humilier leur p&#232;re, s’est faite l’amie d’un s&#233;nateur
(Naquet) qui judiciarisa le divorce (puisque le mariage est une &#171; barbarie
commise contre les femmes &#187;, allant jusqu’&#224; parapher le texte de loi qu’il
fit promulguer, demanda &#224; Chopin de s’occuper des enfants d’un autre (pas d&#233;c&#233;d&#233;
du tout, au contraire de ce qui se passe dans le joli roman), et fut tr&#232;s
jalouse de voir que Fr&#233;d&#233;ric Chopin &#233;tait finalement tr&#232;s appr&#233;ci&#233;, et m&#234;me
trop &#224; son go&#251;t,&amp;amp;nbsp; par ses enfants (ce qui entra&#238;na des disputes dites
elles aussi &#171; compliqu&#233;es &#187;).
La confrontation entre un roman et la vie de l’auteur laisse appara&#238;tre
une belle illustration de ce que l’on appelle fr&#233;quemment la perversit&#233; ing&#233;nue.
Quoi de plus mignon que d’&#233;crire pour des enfants de belles histoires o&#249; les
gentils sont toujours admirablement gentils, o&#249; les m&#233;chants sont normalement
m&#233;chants ?
Et quoi de plus r&#233;v&#233;lateur que de vivre une vie de luxe, depuis la naissance,
en travestissant ses propres trahisons, m&#233;pris&amp;amp;nbsp; et l&#226;chet&#233;s sous la
banni&#232;re de l’&#233;galit&#233; sexuelle ?
Fumer le cigare n’est pas plus intelligent au f&#233;minin qu’au masculin. D&#233;truire
une destin&#233;e, m&#234;me par les voies l&#233;gales, n’est pas plus respectable quand
on est femme que lorsqu’on na&#238;t homme. Etre attir&#233; par ce qui brille n’a
jamais &#233;t&#233; une vertu. Porter le pantalon ne permet pas de faire des
forfaitures comme un homme en fait ou pourrait en faire. De m&#234;me que porter
jupon ne devrait pas permettre d’excuser les forfaitures f&#233;minines.
Pour commettre les leurs, qu’elles auraient tant voulu &#233;viter, les ing&#233;nues
perverses ne s’abritent elles pas souvent avec une &#171; candeur de mare au
diable &#187;, derri&#232;re le droit, ou derri&#232;re les vilenies pr&#233;tendues ou av&#233;r&#233;es
des autres, qui ne leur laisseraient pas le choix?</description>
   </item>
   <item>
     <title>Les seigneurs ne font plus saigner - par LJDD le 07/05/2009 @ 15:26</title>
     <link>http://system.logic.free.fr/Ligue/news.php?lng=fr&amp;pg=50</link>
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     <description>Au joli temps du capitalisme de Papa, on exploitait le sang
des hommes. Mort &#224; la mine. Mort en mer. Mort sur un chantier ou dans un
champ. Mort &#224; la guerre. Mort l’outil ou l’arme &#224; la main.
Comme un homme doit savoir mourir avant son temps personnel,
avec son temps id&#233;ologique.
Aujourd’hui, le capitalisme a bien chang&#233;. D’abord, Papa
a &#233;t&#233; jet&#233; aux orties, comme grand-m&#232;re. C’est Maman qui commande &#224; la
maison et qui souffre au travail. Papa ne sert plus &#224; rien : des machines,
des techniques, des proc&#233;dures, l’ont ramen&#233; &#224; sa place : ce p&#232;re
m’ a t&#244;t zo&#239;d&#233;e, qu’il aille se faire pailleter, et me permette d’&#234;tre
heureuse comme les Droits de l’Homme l’ordonnent.
En famille, pas besoin de revolver. Plus besoin de le pousser
dans les escaliers de la cave avant de plaider qu’il &#233;tait in-femme. Il
suffit d’engager la proc&#233;dure comme on engageait jadis les balles dans le six
coups. Il y a des professionnels pour cela. Des femmes et des hommes qui
s’indignent de la violence des autres, qui s’enorgueillissent que la peine
de mort officielle (trois cas par an) n’existe plus mais qui oublient qu’un homme se tue tous les jours en sortant d’odieuse audience.
Au travail, on meurt moins dans une galerie, dans un lit
d’h&#244;pital public, sur un chantier, m&#234;me si l’on meurt encore trop souvent
sur la route. Mais on se consume &#224; petit feu en cherchant un emploi qui n’est
plus offert, en cherchant &#224; rester utile malgr&#233; les injonctions de changement
pour servir le profit, en essayant de ne pas perdre son &#226;me pour servir un
capitalisme devenu financier, abstrait, th&#233;orique, presque virtuel.
Et quant &#224; la patrie, dernier volet du p&#233;tainisme, celles
et ceux qui sont cens&#233;s la repr&#233;senter sont en total divorce avec les besoins
soci&#233;taux contemporains. S&#233;gol&#232;ne Royal ferait mieux de s’excuser de la
collaboration de la pr&#233;tendue gauche avec le capitalisme financier, la
pollution g&#233;n&#233;ralis&#233;e, et l’effondrement de nos id&#233;aux civilis&#233;s, plut&#244;t
que de ne pas s’excuser du divorce des Berlusconi…Et quant au coucou des
bois Sarkozy et &#224; sa xi&#232;me femme, j’ai chang&#233;, (c’est bon pour
ma pomme ), qu’il fasse un jour autre chose que du droit de travers
serait aussi &#233;tonnant que si le coucou s’excusait de parasiter le nid des
autres…
Dans notre phase soci&#233;tale pr&#233;-terminale, les seigneurs ne
sont plus des saigneurs. On exploite l’argent, plus les hommes qui ont produit
l’argent.
Les seigneurs ont &#224; pr&#233;sent oubli&#233; l’Homme, celui
qu’ils ignoraient d&#233;j&#224; avant 1789.
On exploite le travail.
L’Homme au travail ? Qu’il aille se pendre s’il a
tout perdu, et se faire soigner, s’il est stress&#233; (nous avons de tr&#232;s tr&#232;s bons psychiatres). Ou qu’il d&#233;pose plainte pour
harc&#232;lement (nous avons de tr&#232;s tr&#232;s bons d&#233;put&#233;s qui ont fait une loi pour
cela, et de tr&#232;s tr&#232;s bons avocats et juges pour faire fructifier ce genre
d’affaires) .
Et le sens du travail humain, qu’on n’en parle plus.
L’odeur de l’argent suffit pour que le loup soit attir&#233;.
On exploite la famille.
Un couple et des enfants ? Trois bonne raisons pour
faire des affaires. L’une a raison d’avoir des droits, l’autre a raison
d’avoir des miettes, et les enfants ont des droits eux aussi, que seuls des
experts peuvent ordonner.
Une famille c’est bien joli si &#231;a rapporte aux messieurs
dames qui ont fait des &#233;tudes de droit. C’est joli comme jadis l’&#233;tait un
filon de mine exploit&#233; par des ploucs qui n’avaient pas fait d’&#233;tudes
d’ing&#233;nieur.
Le suffering business ultra lib&#233;ral bat son plein. Pas une
peine de mort, pas un coup de revolver, pas un mot plus haut que l’autre. De
grands principes humanitaires. Et tous les jours dix hommes qui tombent,
catalogu&#233;s forcen&#233;s d&#233;prim&#233;s psychotiques… Droidlomme par ci, droidlomme par l&#224;. Et
des milliards de roubles, pesetas, lires, euros, francs, dans la poche des
Mag-houilleurs, des grands exploitants modernes des filons de jadis, des filons
de toujours…
Pascal Dazin, M&#233;decin du travail
5 mai 2009</description>
   </item>
   <item>
     <title>Droits discrimin&#233;s - par Pascal le 27/01/2009 @ 14:51</title>
     <link>http://system.logic.free.fr/Ligue/news.php?lng=fr&amp;pg=49</link>
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     <description>COMMUNIQUEDE LA LIGUE DES JUSTICIABLESEN DEVELOPPEMENT DURABLELe chef de l’&#233;tat fran&#231;ais vient de d&#233;clarer : &amp;quot;il faut sortir d'une soci&#233;t&#233; de droits factuels pour une soci&#233;t&#233; de droits r&#233;els&amp;quot;. &amp;amp;nbsp;Personne n’a r&#233;agi apr&#232;s cette d&#233;claration d’intentions pourtant hautement mena&#231;ante pour la soci&#233;t&#233; civile : &#224; la Ligue, nous nous en r&#233;jouissons. Rien de plus beau que cette promesse de droits discrimin&#233;s pour et contre tous.Chacun va pouvoir enfin saisir un Bon Avocat pour tout n’importe quoi, afin de faire ordonner ses droits r&#233;els par un Bon Juge, dans ce d&#233;tail de sa vie personnelle qui sera enfin reconnu comme une Affaire.C'est dans le m&#234;me esprit que les juges d'instruction viennent d'&#234;tre remis fortement en question: les Bons Avocats seront gagnants, pouvant s’investir tr&#232;s vite &#224; chaque Mise en Examen. L&#224; encore, la Ligue se frotte les mains, puisque nos amis du Troisi&#232;me Pouvoir se les lavent et que leurs auxiliaires se rincent.Tout cela rejoint fort heureusement la promesse de Notre Chef faite l'an dernier aux pionniers de l’&#233;tat de droit en marche forc&#233;e, celle de cr&#233;er une grande profession de droit (le Grand Chef tenait en effet &#224; rassurer les avocats qui craignaient pour les affaires familiales quand la carte judiciaire fut modifi&#233;e, &#224; tel point que quelques uns prirent le risque de faire une gr&#232;ve de la faim de plusieurs heures).Ce n'est pas une soci&#233;t&#233; plus ou moins capitaliste qui est en marche, bien &#233;videmment : ce d&#233;bat est d&#233;pass&#233;.C'est un &#233;tat normalis&#233;, judiciaire, propre au moins sur la robe, qui se glisse doucement en place du d&#233;sordre d’antan.Ici, &#224; la Centrale L&#233;gaziste, bunker de la LJDD, nous nous r&#233;jouissons que la presse se taise enfin. Le pr&#233;c&#233;dent avocat au pouvoir avait stigmatis&#233; &amp;quot; les chiens &amp;quot; de presse, se jetant sur la mis&#232;re des premiers ministres comme un chien sur un os.Voici quelques jours,&amp;amp;nbsp; le GPU, Grand Patron Unique, a donn&#233; un sucre &#224; la presse &#233;crite: plus d’argent pour la quantit&#233; et la vente, et un meilleur contr&#244;le des organes pas trop fid&#232;les encore &#224; la belle normalisation des id&#233;es en cours.D&#232;s lors, des lendemains qui chantent nous sont promis. Pour f&#234;ter dignement cette journ&#233;e internationale de la Robe Nouvelle, la Ligue des Justiciables en D&#233;veloppement Durable offre aux Justiciables Honn&#234;tes et L&#233;gaux une version plus humaine du Chant du D&#233;part, bien trop guerrier pour nos enfants (nos chers petits enfants, pour lesquels la Justice se donne tant de mal), eux qui doivent apprendre qu’un bon petit proc&#232;s contre leurs parents vaut mieux qu’une sale guerre, m&#234;me contre les nazis.&amp;amp;nbsp;Chant du Gu&#233;pard :La victoire, en plaidant, nous ouvre la carri&#232;reLa proc&#233;dure gui-i-de nos pasEt du Nord au Midi, l’ordonnance guerri&#232;reA sonn&#233; l’heu-eu-re des coups basTremblez, faux amis de la France,Trop libres de sang et d’orgueilLe peuple souterrain s’avanceCitoyens on vous a &#224; l’œil !La Ripoubelle vous appliqueSachez attaquer et requ&#233;rirUn justiciable doit vivre pour elle Pour elle il doit savoir mourir (bis)</description>
   </item>
   <item>
     <title>L'enfant de Rachida - par Potin le 12/01/2009 @ 00:22</title>
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     <description>Les questions se posent, les r&#233;ponses ne viennent pas. L'enfant est-il celui d'une femme et n'est-il plus l'œuvre d'un couple ?</description>
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     <title>Cr&#233;ation du Choeur des P&#232;res Siffleurs de La Marseillaise - par Pascal le 01/11/2008 @ 17:54</title>
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     <description>Dans un &#233;tat o&#249; le lobby judiciaire, s’abritant derri&#232;re son impunit&#233; et sa force r&#233;pressive, a captur&#233;, d&#233;natur&#233; et exploit&#233; les difficult&#233;s parentales contemporaines, et ceci au m&#233;pris des id&#233;aux r&#233;publicains, un &#233;v&#233;nement terrible s’est produit. Des jeunes clients de stade de football se sont pris &#224; siffler l’interpr&#233;tation par une chanteuse de vari&#233;t&#233; de l’hymne archa&#239;que &#171;la Marseillaise&#187;, sens&#233; repr&#233;senter les valeurs de la R&#233;publique fran&#231;aise. Nous, p&#232;res viol&#233;s sous pr&#233;texte de valeurs r&#233;publicaines, d&#233;j&#224; mobilis&#233;s au sein du &#171;Mouvement des Cent papas Pill&#233;s&#187; et du &#171;Collectif des Chiens de Bergers&#187;, d&#233;j&#224; investis dans le &#171;Regroupement des Ni Potes ni Soumis&#187;; appelons aujourd’hui solennellement &#224; rejoindre &#233;galement le &#171;Chœur des P&#232;res Siffleurs de la Marseillaise&#187;. Sifflons en chœur et de tout coeur, mais en sonnant aussi faux que les discours des tenants du pouvoir populiste qui s’indignent de ce petit incident para-sportif. Soyons &#224; l’unisson de leur d&#233;voiement, afin que ce qu’ils nous reprochent ne soit plus que leur comportement personnel, et que nous leur disions en face, quand ils nous mettrons en examen avec cette facilit&#233; des ma&#238;tres du Pouvoir face aux gueux.&amp;amp;nbsp;Il faut en effet siffler faux la Marseillaise &#224; chaque fois que les valeurs r&#233;publicaines sont bafou&#233;es intentionnellement, par opportunisme, par carri&#233;risme, par affairisme, et surtout quand les exploiteurs du pouvoir judiciaire violent nos id&#233;aux r&#233;publicains. Gainsbourg se moqua de la Marseillaise dans une chanson alcoolo-narcissique. Son principal talent fut, comme souvent, de flatter la mode en cours. Aucun moraliste pseudo-r&#233;publicain ne s’hasarda &#224; l’inqui&#233;ter. Bien au contraire, le flatteur fut aussit&#244;t flatt&#233; lui-m&#234;me, encourag&#233;, achet&#233;, vendu.L&#233;o Ferr&#233; &#233;crivit et interpr&#233;ta avec fougue et intelligence -et quant &#224; lui hors &#233;tat alcoolique; sa &#171;Marseillaise&#187;. Il s’agit d’un po&#232;me cru et vivant, du chant d’&#233;coeurement d’un homme critiquant avec talent le d&#233;voiement des valeurs r&#233;publicaines. Personne n’osa le critiquer en face (il fut juste censur&#233;, autant qu’on pouvait le faire). Mais aujourd’hui, le pouvoir central se d&#233;cha&#238;ne contre des gueux siffleurs. Les valeurs r&#233;publicaines, celles que ce pouvoir viole quotidiennement dans ses centres d’affaires familiales judiciaris&#233;es, ne peuvent selon lui &#234;tre siffl&#233;es, surtout dans l’un des derniers carr&#233;s r&#233;publicains : un stade de foot. Nous, P&#232;res Siffleurs, affirmons qu’il n’y a pas que la balle dans la vie, au contraire de ce que ces messieurs-dames de la haute veulent faire croire quand plus rien de concret ne roule sauf des ballons.Chaque jour, des p&#232;res sont viol&#233;s dans les chambres familiales. Nous les invitons &#224; siffler faux la Marseillaise &#224; chaque fois que des avocats et des juges font mine de le juger, de l’assister et de l’accuser, &#224; seule fin de l’exploiter au nom d’une loi r&#233;publicaine que ces coquins savent parfaitement violer pour prosp&#233;rer.Cela fera une belle cacophonie.Merci, Maitre Sarkozy, Maitre Borloo, Maitre Lagarde, Maitre Alliot-Marie, Madame la juge Dati, vous qui plaidez si faux, de tenter de nous apprendre &#224; siffler juste, en commentant ce communiqu&#233;.Lors de ses s&#233;ances de tortures institutionnelles, Dominique Wiel, l’une des victimes du proc&#232;s d’Outreau exploit&#233; par une centaine de professionnels (tous en place &#224; ce jour), constatant la malhonn&#234;tet&#233; de ses d&#233;tracteurs, chantait la marseillaise, pour se d&#233;fendre, pour r&#233;sister. On se moqua de lui, c&#244;t&#233; robes noires. Il osait chanter la Marseillaise !Dans un stade de foot, des jeunes r&#233;volt&#233;s siffl&#232;rent (une fois de plus) une soi-disant chanteuse, engag&#233;e pour chanter l’hymne devenu sacr&#233; depuis que plus rien d’autre ne l’est. On se moque d’eux, c&#244;t&#233; robes noires devenues ex&#233;cutives.Ils osent siffler la Marseillaise !&amp;amp;nbsp;Rien ne change, tout se transforme.Pascal Dazin, le 17 octobre 2008Le pr&#233;sent communiqu&#233; de presse adress&#233; &#224; Monsieur Laporte, un combattant des stades, catapult&#233; avec cette l&#233;gitimit&#233; que conf&#232;re la bravoure, membre du GPF, Gouvernement Populiste Fran&#231;ais.</description>
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     <title>J'aimerai un dialogue avec Pascal - par savin le 26/03/2008 @ 19:00</title>
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     <description>Concernant Le Jaf Marc Juston TGI de Tarascon; Merci de bien vouloir me contacter par mail.Merci</description>
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     <title>Aide aux Agonisants - par PascalDazin le 20/03/2008 @ 22:01</title>
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     <description>Assez souvent, les m&#233;dias se font l’&#233;cho du combat des groupes de pression militant pour faciliter et h&#226;ter le passage de vie &#224; tr&#233;pas de malades en phase terminale, inexorablement vou&#233;s &#224; une souffrance et une agonie sans retour.&amp;amp;nbsp;Selon ces groupes de pression -tr&#232;s &#233;cout&#233;s par les m&#233;dias- la loi devrait toujours plus permettre d’&#233;pauler les patients qui n’en peuvent plus de souffrir sans mourir, qui ont besoin d’abr&#233;ger leurs souffrances. &amp;amp;nbsp;On invoque leur dignit&#233; bafou&#233;e, l’absence de fraternit&#233;. Conseill&#233;es pour le faire, ces victimes concern&#233;es d&#233;posent plainte. Elles veulent obtenir l’autorisation de transgresser la loi civile et p&#233;nale, ainsi que la d&#233;ontologie m&#233;dicale. Pour faciliter la m&#233;diatisation, une lettre au pr&#233;sident de la r&#233;publique ne peut nuire.&amp;amp;nbsp;Les drames v&#233;cus par ces victimes de maladies incurables trop douloureuses nous ram&#232;nent non seulement &#224; la probl&#233;matique de l’aide au tr&#233;pas mais aussi et surtout &#224; celle du suicide.&amp;amp;nbsp;A c&#244;t&#233; des gens qui souffrent le martyre et ne peuvent &#234;tre m&#233;dicalement soulag&#233;s, &#224; c&#244;t&#233; des gens qui ne le sont pas faute de prise en charge efficace bien qu’ils pourraient m&#233;dicalement l’&#234;tre, il y a les autres. &amp;amp;nbsp;Environ onze mille personnes se suicides chaque ann&#233;e, en France.&amp;amp;nbsp;Les statistiques nous apprennent que c’est surtout &#171;&amp;amp;nbsp;l’homme de 30 &#224; 50 ans&amp;amp;nbsp;&#187; qui se suicide. Et que le suicide des jeunes est la seconde cause de mortalit&#233; chez eux.&amp;amp;nbsp;M&#233;decin du travail et responsable associatif, j’ai effectivement d&#233;plor&#233; de nombreux suicides dans la tranche d’&#226;ge des hommes concern&#233;s. Je n’ai rencontr&#233; des suicides que chez les salari&#233;s et les p&#232;res. L’alcool et le traitement judiciaire des s&#233;parations parentales furent les seules causes que j’ai observ&#233;es &#224; l’origine de ces trag&#233;dies. La souffrance par le travail&amp;amp;nbsp; est un co-facteur qu’il ne convient pas de nier, mais qui reste mineur (bien que lui aussi tr&#232;s invoqu&#233; par certains groupes de pression, tellement relay&#233;s par les m&#233;dias…)&amp;amp;nbsp;Un jeune homme se cyanura apr&#232;s rendu d’appel de cet appareil, &#224; Vannes, qui l’amputait par respect de la Norme Judiciaire de son simple r&#244;le de p&#232;re.&amp;amp;nbsp;Je me souviens aussi de cet homme qui fut victime d’un arr&#234;t cardiaque en retrouvant son fils &#224; l’occasion de ce que l’appareil judiciaire appelle un &#171;&amp;amp;nbsp;droit de visite&amp;amp;nbsp;&#187;. Il est mort en prenant la main de son fils. &amp;amp;nbsp;Il n’est pas de mois sans que l’on ne puisse cacher le suicide d’un p&#232;re apr&#232;s d&#233;cision judiciaire, voire m&#234;me pr&#233;c&#233;d&#233; du meurtre de ses enfants. Les procureurs imposent immuablement leur version officielle des faits dans les m&#233;dias&amp;amp;nbsp;: il s’agissait d’un malade, d’un forcen&#233;, au mieux d’un d&#233;sesp&#233;r&#233; (quand la position de l’agonisant impose cette r&#233;serve posthume, comme ce fut r&#233;cemment le cas de ce maire qui se suicida en emportant ses enfants dans la mort).&amp;amp;nbsp;Pour l’instant, on ne peut emp&#234;cher le martyre des rares victimes de maladies incurables dont les souffrances restent hors de port&#233;e th&#233;rapeutique. Elles peuvent &#234;tre aid&#233;s par leur entourage, m&#234;me sans le demander au pr&#233;sident de la r&#233;publique ou au tribunal local. Et d’ailleurs elles le sont, dans le silence des m&#233;dias. On devrait pouvoir mieux soulager les victimes de maladies douloureuses, quel que soit le pronostic, et m&#234;me si le soulagement m&#233;dicalis&#233; influe sur la vitesse de concr&#233;tisation de ce pronostic&amp;amp;nbsp;On pourrait cependant &#233;viter l’agonie de centaines de victimes de suicides succ&#233;dant &#224; des rendus de &#171;&amp;amp;nbsp;justice&amp;amp;nbsp;&#187; ill&#233;gaux, inhumains, irresponsables, les victimes du l&#233;gazisme.&amp;amp;nbsp;Pr&#233;ventivement&amp;amp;nbsp; en mettant les tortionnaires hors-jeu, comme on s’&#233;pargne du benz&#232;ne, de la silice, du goudron ou de l’amiante. En retrouvant le chemin de l’id&#233;al r&#233;publicain.&amp;amp;nbsp;Et au plan curatif, puisque le l&#233;gazisme perdure, en proposant la mort rapide &#224; ces hommes en souffrance terminale engendr&#233;e par les violences institutionnelles contemporaines, qui sont statistiquement beaucoup plus nombreux que les malades &#233;chappant au soulagement th&#233;rapeutique, et m&#234;me si leur souffrance ainsi que celle de leurs enfants aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233;e, par respect d’une &#233;thique civilis&#233;e de base.&amp;amp;nbsp;Mais il y a un petit probl&#232;me&amp;amp;nbsp;: ce sont les m&#234;mes qui versent des larmes chaudes et bruyantes au sujet des victimes du bout du monde, qui s’apitoient m&#233;diatiquement sur les rares malades que des associations leur envoient, et qui s’&#233;panchent avec un succ&#232;s fou sur les sans papier en m&#233;prisant les cent papas pill&#233;s.&amp;amp;nbsp;&#171;&amp;amp;nbsp;Alors ca y est, tu divorces enfin&amp;amp;nbsp;? Et tu crois que ta femme va accepter la loi du plus fort et la pension ridicule que tu lui proposes&amp;amp;nbsp;? On est dans un &#233;tat de droit, mon pote! C’est plus toi le ma&#238;tre, gros macho c’est un juge et des avocats, au service de ton ex, que tu as suffisamment exploit&#233; et fait souffrir&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;</description>
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     <title>Bye bye Justice, bonjour Juteuse ! - par L.J.D.D. le 13/03/2008 @ 08:32</title>
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     <description>Une pr&#233;sidente de MEDEF qui porte plainte pour diffamation contre quelques industriels, au lieu de porter plainte contre ceux qui s&#233;questrent des millions d’euros, qu’est-ce que c’est ? C’est elle aussi une industrielle rus&#233;e, qui fait mine d’&#234;tre plus &amp;quot; morale &amp;quot; que certains patrons en perte d’image et en gain de fortune, mais qui ne leur fera surtout pas barrage.C’est elle aussi une femme tr&#232;s conseill&#233;e par des centaines d’avocats, qui savent que pour noyer un probl&#232;me, il faut cr&#233;er des incidents. Aucun d&#233;put&#233;-ma&#238;tre de droite ou de gauche ne le fera remarquer. Silence dans les rangs, tous align&#233;s en barreaux, le doigt sur la couture de la robe noire.Des dizaines de milliers d’avocats qui cautionnent des publicit&#233;s immorales et ill&#233;gales pour inciter &#224; cr&#233;er des conflits judiciaires entre parents, qu’est-ce que c’est ? Des criminels, des irresponsables, des hommes d’affaires cyniques qui se moquent des suicides que leurs exactions bassement mercantiles d&#233;clenchent cent fois plus souvent que ceux que les souffrances par le travail provoquent. Qui n’ont que faire des d&#233;chirures &#233;ducatives et affectives que leur besoin de profit engendre dans les destin&#233;es des enfants et petits enfants concern&#233;s par leur exploitation. Un pr&#233;sident de la r&#233;publique qui s’exhibe avec un gamin qui n’est pas &#224; lui sur les &#233;paules, sous pr&#233;texte d’amours red&#233;compos&#233;es , qui oppose le conseil constitutionnel et la cour de cassation, au m&#233;pris de la s&#233;paration des pouvoirs, qui continue de percevoir des dividendes de son ex-cabinet d’avocats, non loin de celui qui fut plastiqu&#233; sans que curieusement on s’int&#233;resse &#224; cet attentat, qui re&#231;oit un terroriste mais d&#233;clare qu’il veut aider toutes les femmes opprim&#233;es de par le monde, qui insulte sous pr&#233;texte qu’il serait insult&#233;, qui porte plainte contre des journalistes sous pr&#233;texte de ses amours multi-red&#233;compos&#233;es, qui est trop riche, mais fascin&#233; par les &amp;quot; encore plus riches que lui &amp;quot;, qui se gargarise du pouvoir d’achat comme si c’&#233;tait une nouvelle religion, qu’est-ce que c’est ?Le symbole de ce que devient la France, o&#249; il y a toujours trois pouvoirs, mais dont l’un prime sur les autres, m&#233;tastas&#233;s par lui : le pouvoir Juteux, le pouvoir L&#233;gislatif et le pouvoir Ex&#233;cutif.Tu seras un avocat, mon fils. Tu seras riche, tu feras des affaires.Et m&#234;me si tu ne fais que deux ans d’&#233;tudes de droit, tu pourras ensuite toi aussi prendre le pouvoir, et faire un doigt d’honneur &#224; ceux que tu percuteras…Pascal Dazin, fondateur du MSR, Mouvement Social R&#233;publicain</description>
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     <title>Tels p&#232;res tels fils - par Pascal le 12/02/2008 @ 01:20</title>
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     <description>M&#233;decin du travail, responsable associatif presque trop exp&#233;riment&#233;, je confirme la philosophie de cet article lu dans le Figaro.Dans la population divorc&#233;e, les lois humaines restent les m&#234;mes que chez les parents unis ou s&#233;par&#233;s courtoisement (c'est-&#224;-dire sans judiciarisation conflictuelle).En particulier, les mod&#232;les parentaux sont extr&#234;mement importants pour former les enfants. Un p&#232;re d&#233;valoris&#233; par les proc&#233;dures (cas banal) va &#234;tre un &#233;v&#233;nement majeur conditionnant l'&#233;ducation des petits gar&#231;ons.De m&#234;me, une m&#232;re dominante va stimuler les petites filles. Petits gar&#231;ons et petites filles du divorce et de la s&#233;paration parentale tel qu'ils sont pratiqu&#233;s (voire captur&#233;s) par l'appareil judiciaire depuis trente huit ans vivent une situation in&#233;dite dans l'histoire de la soci&#233;t&#233; civilis&#233;e vieille de 2000 ans.Nous avons connu les guerres, la f&#233;odalit&#233;, la mis&#232;re physique, le d&#233;nuement, l'impuiissance face aux maladies, la participation des enfants &#224; l'&#233;conomie et &#224; la production. Les premiers m&#233;decins du travail d&#233;nonc&#232;rent l'exploitration parfois mortelle des enfants.Mais nous connaissons depuis trente sept ans une nouvelle forme d'exploitation de l'homme par l'homme et de l'enfant par l'homme, orchestr&#233;e par une nouvelle f&#233;odalit&#233; aussi impunie et irresponsable que les anciens seigneurs.Tous les jours, je cotoie des parents divorc&#233;s d&#233;plorant les difficult&#233;s cumul&#233;es de leurs enfants. Chez les parents non divorc&#233;s, les difficult&#233;s sont le plus souvent simplement &amp;quot;basiques&amp;quot;, li&#233;es au contexte social d&#233;favorable.Les gar&#231;ons sont de moins en moins performants &#224; l'&#233;cole, mais les filles de plus en plus. Pourquoi? Ne sait-on pas qu'un p&#232;re absent et/ou d&#233;valoris&#233; meurtrit forc&#233;ment l'humeur d'un enfant, et surtout d'un gar&#231;on? &amp;quot;Apr&#232;s nous le d&#233;luge&amp;quot; ne s'applique pas qu'aux rois narcissiques et aux pollueurs de la nature. On peut aussi affirmer, sans aucune crainte de se tromper, que la d&#233;naturation des liens familiaux sous pr&#233;texte de normalisation et d'exploitation judiciaires va avoir et a d&#233;j&#224; de terribles cons&#233;quences en termes d'apprentissage des pr&#233;ceptes de la vie civilis&#233;e et d'estime de soi dans le respect de l'autre.</description>
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     <title>Quelqu'un m'a dit - par LJDD le 10/02/2008 @ 18:41</title>
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     <description>http://www.paperblog.fr/articles/348462/C'est la vraie voix de Carla ?</description>
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     <title>Les enfants du divorce troubl&#233;s - par Aurelien le 28/01/2008 @ 12:37</title>
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     <description>Les troubles accrus des enfants du divorce</description>
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     <title>R&#233;ponse &#224; Marc Juston - par Pascal le 25/01/2008 @ 02:47</title>
     <link>http://system.logic.free.fr/Ligue/news.php?lng=fr&amp;pg=33</link>
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     <description>&amp;quot;A laisser plusieurs m&#233;tiers instrumentaliser les familles,on emp&#234;che leurs pratiques&amp;quot;Voici qui aurait pu &#234;tre &#233;crit par Platon, s'il avait lu de nos jours ces b&#234;tises profess&#233;es avec la vanit&#233; des gens de robe, qui citent les philosophes comme un plombier d&#233;boucherait un v&#233;lo.Avez-vous remarqu&#233; qu'au nombre des acteurs (pardon, des Acteurs) intervenant dans les tribunaux, il n'y a pas les Parents (pardon, les parents)?Les propos du citoyen Juston m’attirent ces r&#233;flexions.Voici un homme dont le m&#233;tier de juge lui est pr&#233;texte &#224; faire de la politique. Voici un juge de plus qui se fait juge et partie, et qui s’immisce directement dans un d&#233;bat &#224; caract&#232;re l&#233;gislatif. C’est donc un conformiste, puisque tant d’autres mettent en avant leurs divers m&#233;tiers de robe pour dire tout et n’importe quoi dans la d&#233;fense exclusive (sans accusation) de leur lobby surprot&#233;g&#233;. Nous sommes bien &#224; tarascon : voici un juge de plus qui se prend pour mieux qu’il n’est, simplement parce qu’il l’est, en vit, et n’est pas pr&#234;t d’&#234;tre remis &#224; sa place, la derni&#232;re dans le jeu des trois pouvoirs r&#233;publicains.Lire la suite dans le forum de SOS Enfants du divorce.</description>
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     <title>Test: la d&#233;judiciarisation et le divorce amiable chez notaire - par Ludovic le 15/01/2008 @ 13:05</title>
     <link>http://system.logic.free.fr/Ligue/news.php?lng=fr&amp;pg=29</link>
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     <description>D&#233;sinformations.com article paru le 14-01-2008People : Nicolas Sarkozy a &#233;pous&#233; Carla Bruni en secretcorrespondance des Palais de JusticeCette fois c'est officiel, l'Est R&#233;publicain a annonc&#233; dans ses colonnes la mariage tant attendu. Il se serait d&#233;roul&#233; jeudi &#224; l'Elys&#233;e alors que toute la presse guettait les futurs mari&#233;s &#224; la mairie du 16&#232;me arrondissement.&amp;quot;Ce n'&#233;tait qu'un leurre&amp;quot; se r&#233;jouit le porte parole de l'Elys&#233;e, fier de sa supercherie.Ce mariage pr&#233;cipit&#233; se justifie par le fait que Nicolas Sarkozy souhaite &#234;tre le 1er justiciable &#224; divorcer selon les modalit&#233;s du nouveau divorce par consentement mutuel qui se d&#233;roulera non plus devant un juge mais devant notaire.Soucieux en effet de tester par lui-m&#234;me toutes les r&#233;formes du gouvernement (y compris la hausse du smic) Nicolas Sarkozy a d'ores et d&#233;j&#224; fix&#233; la date du divorce au 1er avril prochain.D&#232;s le 15 avril notre super pr&#233;sident &#233;pousera Rachida Dati pour la consoler d'avoir &#233;t&#233; mise &#224; l'&#233;cart pendant l'interm&#232;de Bruni. Par ailleurs pour montrer sa confiance dans le nouveau divorce, Nicolas Sarkozy s'est dit pr&#234;t &#224; &#233;pouser toutes les fran&#231;aises qui en feront la demande avant le 1er avril.La dur&#233;e du mariage sera contractuellement fix&#233;e &#224; 3 mois de sorte que le pr&#233;sident puisse honorer toutes les volontaires. Cependant d'apr&#232;s des sources bien d&#233;sinform&#233;es le gouvernement envisage de faire voter une loi autorisant &#224; titre exceptionnel la polygamie afin que le pr&#233;sident puisse contenter toutes les demandes qui ne vont pas manquer d'affluer &#224; l'Elys&#233;e.D&amp;quot;apr&#233;s Desinformations.comLe site satirique francophone de bon go&#251;t dont toutes les informations sont fausses</description>
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     <title>D&#233;judiciarisation - par Aurelien le 14/01/2008 @ 21:52</title>
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     <description>Apr&#233;s une horrible s&#233;paration avec des proc&#233;dures qui ont dur&#233; 5 ans, entretenues par la justice, je me retrouve sans contact avec mon fils.En lisant les blogs et forums sur le projet de loi du divorce par consentement mutuel puisque je suis maintenant mari&#233;, mais ne compte pas divorcer, je constate que le mieux serait une totale dejudiciarisation des s&#233;parations et divorces tout du moins pour ceux non conflictuels -afin qu'ils ne le deviennent pas d'ailleurs-.@urL</description>
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     <title>Forum et P&#233;tition - par Joseph le 08/01/2008 @ 07:53</title>
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     <description>Le tr&#232;s r&#233;cent forum de SOS Enfants du divorce a &#233;t&#233; tr&#232;s sollicit&#233; &#224; la suite de l'annonce du projet de placer le divorce devant notaire.&amp;amp;nbsp;Il semblerait que les familles en France n'acceptent plus autant la judiciarisation syst&#233;matique des relations familiales. Participez &#224; ce forum. Visitez &#233;galement le site de la P&#233;tition de SOS Enfants du divorce qui remonte &#224; 1999.</description>
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     <title>Les avocats en gr&#232;ve contre le divorce devant notaire - par SOS_Ed_Paris le 20/12/2007 @ 14:30</title>
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     <description>Les Echos, Jeudi 20 d&#233;cembre 2007 &amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; Info &amp;amp;amp; Secteurs &amp;amp;gt; France &amp;amp;gt; Actualit&#233; &amp;amp;gt; JUSTICE POLICE - Les avocats en gr&#232;ve contre le divorce devant notaire&amp;amp;#91; 20/12/07&amp;amp;nbsp; &amp;amp;#93;Une belle unanimit&#233; : 100 % des barreaux ont protest&#233; hier contre le projet de r&#233;forme du divorce, les mouvements prenant des formes diff&#233;rentes dans les 180 barreaux : manifestations, conf&#233;rences de presse, gr&#232;ve des audiences... Et ce n'est qu'un d&#233;but. &#171; C'est une gr&#232;ve d'avertissement, d'autres mouvements auront lieu en janvier &#187;, a pr&#233;venu hier le pr&#233;sident du Conseil national des barreaux (CNB), Paul-Albert Iweins. Visiblement exasp&#233;r&#233;es, les organisations repr&#233;sentatives de la profession (CNB, Conf&#233;rence des b&#226;tonniers et barreau de Paris) ont d&#233;nonc&#233; le &#171; mouvement de privatisation de la justice &#187; entrepris par le gouvernement. &#171; Vous avez aim&#233; le divorce devant notaire, demain vous aimerez le licenciement devant notaire et apr&#232;s-demain, vous aimerez les tutelles devant notaire &#187;, a ironis&#233; Paul-Albert Iweins alors que le gouvernement envisage de permettre le divorce par consentement mutuel devant un notaire sans passer devant le juge... et donc sans avocat.&#171; Porte ouverte aux abus &#187;&#171; Ce n'est pas une question de corporatisme &#187;, s'est-il d&#233;fendu, rappelant que cette &#171; d&#233;fiance &#224; l'&#233;gard du juge &#187; &#233;tait &#171; la porte ouverte &#224; des abus consid&#233;rables &#187;. Et, pour justifier le bien-fond&#233; de leur mouvement, les avocats ont deux arguments : le premier est moral : &#171; On met le mariage au niveau du PACS et du concubinage. Est-il devenu un contrat &#224; dur&#233;e plus ou moins d&#233;termin&#233;e ? &#187;, s'interroge notamment Andreanne Sacaze, du barreau d'Orl&#233;ans, en pointe dans la protestation. Le second est &#233;conomique, le co&#251;t du passage devant le notaire ne serait pas, selon eux, forc&#233;ment moins on&#233;reux : il ne permettrait pas pour les couples &#224; bas revenus de b&#233;n&#233;ficier de l'aide juridictionnelle et, &#224; une somme forfaitaire encore &#224; d&#233;terminer, le notaire ajouterait toute une s&#233;rie d'honoraires pour r&#233;gler les questions patrimoniales. Un th&#232;me repris par L'UFC-Que Choisir qui a r&#233;clam&#233; hier dans une lettre ouverte &#224; la garde des Sceaux Rachida Dati un d&#233;bat parlementaire &#171; sur l'ensemble de la r&#233;forme de la justice &#187;, en estimant que la &#171; morceler &#187; revenait &#224; la rendre &#171; parfaitement illisible &#187;.&#171; Extr&#234;me m&#233;fiance &#187;L'attaque directe contre le gouvernement est &#224; peine voil&#233;e. Apr&#232;s la concertation avort&#233;e sur les cartes judiciaires, les avocats sont remont&#233;s : &#171; On ne peut pas continuer &#224; travailler comme &#231;a &#187;, s'est insurg&#233; Franck Natali, le pr&#233;sident de la Conf&#233;rence des b&#226;tonniers. Mais les avocats restent prudents et affirment qu'ils participeront &#171; mais avec une extr&#234;me m&#233;fiance &#187; au groupe de travail que la garde des Sceaux, Rachida Dati, doit prochainement installer sur la r&#233;partition des contentieux. On ne sait jamais.VAL&#201;RIE DE SENNEVILLER&#233;agissez &#224; cet articleLes commentaires publi&#233;s (0)POUR ALLER PLUS LOINJUSTICE POLICELe grand ras-le-bol des avocats en gr&#232;ve aujourd'hui&amp;amp;#91;19.12.07&amp;amp;#93;Une peine d'emprisonnement sur cinq n'est pas ex&#233;cut&#233;e&amp;amp;#91;14.12.07&amp;amp;#93;Le divorce par consentement mutuel se fera sans passer par le juge&amp;amp;#91;12.12.07&amp;amp;#93;D&#233;p&#233;nalisation : la prescription des d&#233;lits financiers en chantier&amp;amp;#91;11.12.07&amp;amp;#93;Derri&#232;re la refonte de la carte, des mutations des circuits judiciaires&amp;amp;#91;06.12.07&amp;amp;#93;</description>
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     <title>Les avocats sur Wikio - par Daddy le 20/12/2007 @ 02:03</title>
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     <description>http://www.wikio.fr/?lang=fr&amp;amp;amp;group=387 73260&amp;amp;amp;start=0&amp;amp;amp;count=15&amp;amp;amp;sort=0</description>
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     <title>Europe 1 - Retransmission - par cpr le 19/12/2007 @ 23:54</title>
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     <description>Europe 1 - Les avocats en col&#232;re ?&amp;amp;nbsp;Emission radio du mercredi 19 d&#233;cembre, sur l'utilit&#233; de l'avocat dans les proc&#233;dures de divorces et s&#233;parations, avec interventions et t&#233;moignages des auditeurs.</description>
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     <title>Gr&#232;ve nationale des avocats - par SOS_Ed_Marseille le 19/12/2007 @ 10:39</title>
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     <description>R&#233;forme du divorce: gr&#232;ve nationale des avocatsLes avocats diront mercredi leur refus du projet de r&#233;forme du divorce par consentement mutuel, avec un mot d'ordre national de gr&#232;ve incluant, pour la premi&#232;re fois en pr&#232;s de quatre ans, les audiences au tribunal.Le sang de la profession n'a fait qu'un tour &#224; l'annonce, mercredi dernier, que le Conseil de modernisation des politiques publiques souhaitait, &amp;quot;lorsque les &#233;poux sont d'accord sur l'ensemble des conditions du divorce, que le juge ne soit plus n&#233;cessaire et qu'il soit possible de proc&#233;der simplement &#224; un enregistrement de l'acte devant un notaire&amp;quot;.Depuis deux ans, les avocats --un corps de m&#233;tier g&#233;n&#233;ralement peu prompt &#224; descendre dans la rue-- ont manifest&#233; maintes fois leur mauvaise humeur : pour demander une r&#233;&#233;valuation de l'aide juridictionnelle, protester contre la directive europ&#233;enne sur le blanchiment ou, derni&#232;rement, s'opposer au remodelage de la carte judiciaire.Selon le Conseil national des barreaux (CNB),organe repr&#233;sentant les 46.000 avocats du pays, il faut remonter au 7 f&#233;vrier 2004 et &#224; l'opposition &#224; la loi Perben pour trouver un mot d'ordre incluant les audiences au tribunal, ce qui peut signifier le report de nombreux proc&#232;s. M&#234;me s'il reste &#224; voir comment cette gr&#232;ve sera suivie dans chaque barreau, la vigueur de la r&#233;action, et sa rapidit&#233;, montrent l'exasp&#233;ration d'une profession qui se sent une nouvelle fois mise devant le fait accompli.&amp;quot;Le gouvernement est atteint de fr&#233;n&#233;sie. Sous le pr&#233;texte que la France a besoin de r&#233;formes, il multiplie les effets d'annonces. Au lieu d'interroger les praticiens et les sp&#233;cialistes, il d&#233;cr&#232;te, il impose, et dans le domaine de la justice, il ne fait que semer le d&#233;sordre&amp;quot;, s'est indign&#233;, dans une lettre ouverte, le b&#226;tonnier d&#233;sign&#233; Christian Charri&#232;re-Bournazel, qui dirigera le barreau de Paris au 1er janvier. Lesavocats dig&#232;rent mal d'avoir appris cette &amp;quot;piste&amp;quot; gouvernementale dans la presse, alors qu'elle menace l'une de leurs principales sources de revenus, dans un pays o&#249; l'Insee recensait 52,2 divorces pour 100mariages en 2005. Et la profession estime que le consentement mutuel repr&#233;sente autour d'un divorce sur deux.Le gouvernement a assur&#233; qu'il ne s'agissait que d'une &amp;quot;piste de travail&amp;quot;et que les conjoints pourront toujours, s'ils le souhaitent, recourir aux avocats. La garde des Sceaux, Rachida Dati, doit mettre en place cette semaine un groupe de travail sur la &amp;quot;d&#233;judiciarisation&amp;quot; du divorce par consentement mutuel, dirig&#233;e par le juriste Serge Guinchard.Paul-Albert Iweins, pr&#233;sident du CNB, a d&#233;j&#224; pr&#233;venu que si le projet &#233;tait maintenu, &amp;quot;d'autre actions plus dures&amp;quot; seraient envisag&#233;es en janvier. Sans attendre, les barreaux d'Orl&#233;ans et de Carpentras sont d&#233;j&#224; pass&#233;s &#224; l'action. Outre leur chiffre d'affaires, les avocats affirment d&#233;fendre le justiciable.&amp;quot;Dans beaucoup de cas, explique Me Charri&#232;re-Bournazel, le consentement au divorce peut avoir &#233;t&#233; impos&#233; par le plus fort des deux... L'intervention du juge est indispensable pour v&#233;rifier la qualit&#233; des consentements&amp;quot; sur la garde des enfants ou le patrimoine. Avec la r&#233;forme, estime-t-il, &amp;quot;la porte est ouverte &#224; l'arbitraire&amp;quot; puisque c'est l'&#233;poux le plus riche qui paiera le notaire et risque donc de l'influencer, &amp;quot;alors que le juge est pay&#233; par l'&#201;tat&amp;quot;.</description>
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     <title>La police expulse les avocats avec les grenades lacrymog&#232;nes - par SOS_Ed_Marseille le 18/12/2007 @ 18:41</title>
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     <description>Quotidien la ProvenceA Carpentras, hier matin, 70 membres du barreau r&#233;clamaient une audience en sous-pr&#233;fecture&amp;amp;#91;url=http://www.laprovence.fr/articles/2007/12/18/191377-UNKNOWN-La-police-expulse-les-avocats-avec-les-grenades-lacrymogenes.php&amp;amp;#93; Quotidien La ProvencePubli&#233; le mardi 18 d&#233;cembre 2007 &#224; 06H38 &amp;amp;#91;/url&amp;amp;#93;&amp;amp;#91;b&amp;amp;#93;A Carpentras, hier matin, 70 membres du barreau r&#233;clamaient une audience en sous-pr&#233;fecture&amp;amp;#91;/b&amp;amp;#93;Les avocats du barreau de Carpentras ont entam&#233; un bras de fer avec la Chancellerie. Hier, ils ont demand&#233; &#224; rencontrer la sous-pr&#233;f&#232;te, Marie-Gabrielle Philippe, pour qu'elle fasse &amp;quot;remonter&amp;quot; leur d&#233;sapprobation face au projet de r&#233;forme de la carte judiciaire et du divorce, et pour obtenir, un rendez-vous avec la ministre de la justice. &amp;quot;Nous demandons que Mme Dati vienne se rendre compte des effets n&#233;fastes de son projet, a d&#233;clar&#233; Me Bernard Autric, b&#226;tonnier. Si les tribunaux ont trop d'affaires, la bonne r&#233;ponse n'est pas de d&#233;judiciariser. En France, nous avons dix juges pour 100 000 habitants contre 24 en Allemagne. C'est le sort des avocats mais aussi des justiciables qui est en jeu.&amp;quot;&#192; 9h30, en l'absence de la repr&#233;sentante de l'&#201;tat retenue &#224; Avignon, ils ont d&#233;cid&#233; d'envahir la sous-pr&#233;fecture jusqu'&#224; son retour. Mais d&#232;s 10h, c'est le nouveau commissaire Antoine Bonillo qui est venu &#224; leur rencontre. Il avait des instructions pour les &amp;quot;sommer&amp;quot; de sortir et a averti qu'il &#233;tait pr&#234;t &#224; utiliser la force. &amp;quot;L'&#201;tat n'a donc rien &#224; nous dire?&amp;quot; ironisait Me Messina. &amp;quot; La sous-pr&#233;f&#232;te n'est qu'&#224; 20 minutes, nous allons l'attendre…&amp;quot; ajoutait Me Roubaud. Tous d&#233;ploraient le &amp;quot;m&#233;pris&amp;quot; avec lequel ils &#233;taient trait&#233;s et le refus de concertation. 10h45, quelque 19 policiers de Carpentras, dont une majorit&#233; de femmes, proc&#232;dent &#224; l'&#233;vacuation.La plupart connaissent bien les avocats. Stup&#233;faits et indign&#233;s, ces derniers hurlent &amp;quot;&#224; la dictature&amp;quot; et font bloc pour repousser les forces de l'ordre dans le jardin, avant de refermer la porte. &#192; 10h50, les policiers reviennent par une autre entr&#233;e et utilisent des bombes lacrymog&#232;nes (voir ci-dessous). Vers 11heures, le maire arrive, appel&#233; pour tenter une m&#233;diation, par les avocats et la sous-pr&#233;f&#232;te. Cette derni&#232;re, jointe au t&#233;l&#233;phone, finit par fixer un rendez-vous avec une d&#233;l&#233;gation &#224; 13heures.&#192; 11h30, les avocats sortent dans le calme. Il est 14h30, lorsqu'apr&#232;s une heure d'entretien, le b&#226;tonnier, accompagn&#233; de quelques repr&#233;sentants de la profession et en pr&#233;sence du maire rend compte de la discussion. &amp;quot; Mme Philippe a justifi&#233; l'emploi de la force sans exprimer de regret.&amp;quot; Les avocats demandent des excuses et ont r&#233;it&#233;r&#233; leur souhait d'obtenir un rendez-vous avec la Garde des Sceaux avant vendredi. Toute la journ&#233;e, les t&#233;l&#233;phones portables ont fonctionn&#233;, d'autres barreaux seraient pr&#234;ts &#224; se mobiliser.Par Martine Quinette ( carpentras@laprovence-presse.fr )</description>
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     <title>Dejudiciarisation - par Joel le 18/12/2007 @ 16:54</title>
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     <description>Revue de presse : les avocats en gr&#232;ves, contre la d&#233;judiciarisation des divorces et s&#233;parations</description>
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     <title>Gr&#232;ve des avocats mercredi 191207 - par SOS_Ed_Paris le 18/12/2007 @ 15:44</title>
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     <description>Info PatrimoineJOURN&#201;E DE GR&#200;VE MERCREDI DES AVOCATS POUR PROTESTER CONTRE LA R&#201;FORME DU DIVORCE &amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &amp;amp;nbsp; &amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; Le Conseil national des barreaux des Avocats&amp;amp;nbsp; appelle tous les avocats &#224; une journ&#233;e&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp; &#224; une journ&#233;e de gr&#232;ve mercredi prochain pour protester contre la r&#233;forme du divorce, qui permettrait notamment que le divorce par consentement mutuel puisse se passer devant un notaire, et non un juge.Selon le projet du gouvernement, le divorce par consentement mutuel pourrait se faire devant un notaire.Les avocats souhaitent ainsi faire pression sur le gouvernement pour que cette r&#233;forme ne soit pas mise en application.En cas d'accord sur l'ensemble des conditions du divorce notamment sur la garde des enfants entre les deux &#233;poux, le notaire pourrait remplacer le juge, mais les &#233;poux pourront toujours recourir aux services d'un avocat.L'objectif pour le gouvernement est d' all&#232;ger les tribunaux, et faciliter les pro&#233;dures de divorce &#224; l'amiable.Ce projet devrait faire l'objet de d&#233;bats au sein d'une commission mixte magistrats, avocats, notaires.Apr&#232;s la r&#233;forme de la carte judiciaire, les avocats sont donc en col&#232;re et feront gr&#232;ve mercredi.Me Paul-Albert Iweins, pr&#233;sident du Conseil national des barreaux n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; d&#233;clarer :&amp;quot;Ce projet est scandaleux, un mauvais coup pour les justiciables, la justice et les avocats au moment o&#249; leur profession est en difficult&#233;&amp;quot; Les avocats &#233;voquent notamment le risque pour le plus faible des &#233;poux se retrouver l&#233;s&#233; sur ses droits si cette r&#233;forme passe.L'Union nationale des associations familiales se montre assez r&#233;serv&#233; aussi.Le Conseil national des barreaux regroupe pr&#232;s de 48.000 avocats .Il&amp;amp;nbsp; ajoute qu'un divorce par consentement mutuel devant notaire (et non plus devant un juge), entra&#238;nerait des frais suppl&#233;mentaires pour les &#233;poux, sans que la proc&#233;dure ne soit par ailleurs plus rapide.</description>
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     <title>Gr&#232;ve des avocats contre la d&#233;judiciairisation - par SOS_Ed_Marseille le 18/12/2007 @ 15:42</title>
     <link>http://system.logic.free.fr/Ligue/news.php?lng=fr&amp;pg=11</link>
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     <description>France Info Fil AFPLes avocats d'Avignon en gr&#232;ve mardi par solidarit&#233; avec ceux de Carpentras18/12/2007-&amp;amp;#91;10:22&amp;amp;#93; - AFPAVIGNON, 18 d&#233;c 2007 (AFP) - Les avocats du barreau d'Avignon se sont mis en gr&#232;ve mardi matin &amp;quot;par solidarit&#233;&amp;quot; avec leurs coll&#232;gues de Carpentras, &#233;vacu&#233;s la veille de la sous-pr&#233;fecture de Carpentras (Vaucluse) par les forces de l'ordre, a-t-on appris aupr&#232;s d'eux.Ce mouvement de gr&#232;ve inclut toutes les audiences au civil et au p&#233;nal au tribunal de grande instance d'Avignon, &#224; l'exception du contentieux de d&#233;tention. Une manifestation des avocats d'Avignon et de Carpentras est pr&#233;vue en d&#233;but de soir&#233;e devant la pr&#233;fecture d'Avignon, o&#249; une d&#233;l&#233;gation doit &#234;tre re&#231;ue par le pr&#233;fet. Les avocats d'Avignon devaient initialement participer &#224; la gr&#232;ve nationale de leurs confr&#232;res mercredi contre le projet de r&#233;forme du divorce, mais ils ont avanc&#233; d'un jour leur mouvement pour soutenir leurs coll&#232;gues de Carpentras. Soixante-dix avocats du barreau de Carpentras ont &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s lundi de la sous-pr&#233;fecture du Vaucluse qu'ils avaient envahie dans la matin&#233;e pour protester contre la r&#233;forme de la carte judiciaire et du divorce. Les forces de l'ordre ont eu recours &#224; des gaz lacrymog&#232;nes lors de l'intervention. La Conf&#233;rence des b&#226;tonniers, qui repr&#233;sente les avocats de province et de banlieue parisienne, a fait part de son indignation lundi en demandant l'ouverture d'une enqu&#234;te sur cette &#233;vacuation muscl&#233;e, jug&#233;e &amp;quot;inacceptable&amp;quot;.</description>
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     <title>Evacuation muscl&#233;e des avocats qui avaient envahi la sous-pr&#233;fecture - par Agora le 17/12/2007 @ 23:46</title>
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     <description>            Les avocats envahissent la sous-pr&#233;fecture de Carpentras17.12.07 | 10h39Les forces de l'ordre ont d&#233;gag&#233; lundi avec des gaz lacrymog&#232;nes quelque 70 avocats du barreau de Carpentras (Vaucluse) qui avaient envahi plus t&#244;t dans la matin&#233;e la sous-pr&#233;fecture decette ville pour protester contre la r&#233;forme de la carte judiciaire et du divorce, a-t-on appris aupr&#232;s de l'un des manifestants.&amp;quot;Les policiers sont intervenus &#224; grands jets de grenades lacrymog&#232;nes, mettant en danger la sant&#233; de certains d'entre nous, en particulier d'une femme enceinte&amp;quot;, a expliqu&#233; par t&#233;l&#233;phone &#224; l'AFP Me Marc Geiger, avocat &#224; Carpentras. &amp;quot;Deux d'entre nous gaz&#233;s &#224; bout portant ont &#233;t&#233; soign&#233;s par les pompiers sur place, notre doyen Guy Macary, &#226;g&#233; de 77ans, a &#233;t&#233; lui aussi incommod&#233;&amp;quot;.Les avocats ont obtenu un rendez-vous &#224; 13H00 aupr&#232;s de la sous-pr&#233;f&#232;te de Carpentras Marie-Gabrielle Philippe.La pr&#233;fecture du Vaucluse a confirm&#233; l'&#233;vacuation dans un communiqu&#233;, expliquant qu'elle avait &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e par 19 policiers de Carpentras &amp;quot;apr&#232;s un dialogue puis sommation&amp;quot; et que &amp;quot;compte tenu de la r&#233;sistance des manifestants, deux grenades lacrymog&#232;nes ont &#233;t&#233; utilis&#233;es&amp;quot;.&amp;quot;Aucun bless&#233; n'est &#224; d&#233;plorer. Seuls quelques manifestants ont &#233;t&#233; incommod&#233;s par les gaz lacrymog&#232;nes&amp;quot;, a soulign&#233; la pr&#233;fecture expliquant l'&#233;vacuation par &amp;quot;la g&#234;ne que constituait cette occupation pour le bon fonctionnement d'un b&#226;timent recevant du public&amp;quot;.Article int&#233;gral disponible sur le site du quotidien le Monde.            </description>
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     <title>Qui &#233;tait la septuag&#233;naire passionn&#233;e? - par Jugeomane le 17/12/2007 @ 21:10</title>
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     <description>            Attentat meurtrier &#224; ParisUne septuag&#233;naire passionn&#233;e tu&#233;e dans un cabinet d’avocats.&amp;amp;nbsp;Une femme, &#226;g&#233;e de 75 ans, vient d’&#234;tre victime d’un attentat meurtrier &#224; la bombe, dans un cabinet d’avocats d’affaires civiles, rue Malesherbes &#224; Paris.        C’est d’ailleurs dans cet immeuble que le chef d’&#233;tat Sarkozi, lui-m&#234;me fils d’une avocate, garde dit-on des parts de profits r&#233;alis&#233;s par son ancien cabinet d’affaires personnel. L’explosion meurtri&#232;re a tu&#233; cette vieille femme presque sur le coup.        Un avocat pr&#233;sent &#224; proximit&#233; de l’engin a &#233;t&#233; l&#233;g&#232;rement bless&#233;, et d&#233;clare &amp;quot;&amp;amp;nbsp;ne pas comprendre&amp;amp;nbsp;&amp;quot; les raisons de ce        geste. L’avocat g&#233;n&#233;ral procureur de la r&#233;publique g&#233;ographiquement comp&#233;tent, ainsi que la ministre de la d&#233;fense, ex-avocate, se sont imm&#233;diatement rendus sur les lieux du crime. Ils ont d&#233;clar&#233; ne pas comprendre ce qui se passait dans ce &amp;quot;cabinet d’avocats sans histoires&amp;quot;.         L'avocate Christine Lagarde s'est gard&#233; de dire quoi que ce soit.        Les avocats de ce cabinet ont d&#233;clar&#233; &#234;tre choqu&#233;s &#224; l’id&#233;e que cette femme de 75 ans, pr&#233;sent&#233;e successivement comme &amp;quot;&amp;amp;nbsp;b&#233;n&#233;vole passionn&#233;e de droit civil&amp;amp;nbsp;&amp;quot;, puis &amp;quot;&amp;amp;nbsp;assistante&amp;amp;nbsp;&amp;quot;, puis &amp;quot;&amp;amp;nbsp;secr&#233;taire&amp;amp;nbsp;&amp;quot;, ait prot&#233;g&#233; le voisinage de son corps. Ils lui ont bien &#233;videmment rendu un hommage radiophonique &#224; la hauteur du respect qu’ils d&#233;montrent chaque jour avoir pour le reste de la soci&#233;t&#233;        civile.        Une avocate du cabinet a imm&#233;diatement soup&#231;onn&#233; un architecte de 45 ans, &amp;quot;&amp;amp;nbsp;cas int&#233;ressant d’&#233;rotomanie en phase agressive&amp;amp;nbsp;&amp;quot; comme le d&#233;clara la presse radiophonique publique apr&#232;s avis d’un expert agr&#233;&#233; par la justice, &amp;quot;&amp;amp;nbsp;malade&amp;amp;nbsp;&amp;quot; qui l’avait &amp;quot;&amp;amp;nbsp;harcel&#233;e&amp;amp;nbsp;&amp;quot; quelques ann&#233;es auparavant, la contraignant &#224; porter plainte, ce qui est bien &#233;videmment une preuve de sa bonne foi personnelle. Il y avait eu un non-lieu dans cette        affaire. Ce malade assassin pr&#233;sum&#233; a depuis &#233;t&#233; mis hors de cause.        Mais qui en voulait &#224; cette dame de 75 ans, secr&#233;taire assistante b&#233;n&#233;vole passionn&#233;e, au point de risquer, en l'assassinant,&amp;amp;nbsp;de blesser des repr&#233;sentants sans histoire de l'ordre judiciaire?        Sa tombe respectera son abn&#233;gation et son amour du droit civil.Car nul ne doute, dans ce cabinet sans histoire, qu’elle aurait voulu donner sa viepour servir sa passion.            </description>
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     <title>Libre expression - par Admin le 17/12/2007 @ 19:31</title>
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     <description>Libre expression des justiciables du d&#233;veloppement durable - Forum constant cr&#233;&#233; en d&#233;cembre 2007 &#224; la suite des gr&#234;ves r&#233;actionnelles des avocats apr&#232;s annonce des projets de&amp;amp;nbsp;d&#233;judiciarisation des divorces et s&#233;parations - </description>
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